D'après les autorités libanaises, quelque 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium, stockées "sans mesures de précaution" dans le port de Beyrouth, sont à l'origine des deux déflagrations qui ont fait mardi plus de 100 morts et des milliers de blessés, dévastant une partie de la ville.

"Nous sommes toutes et tous choqués par la terrible tragédie humaine et environnementale qui vient de frapper la ville de Beyrouth et ses habitants", réagit Céline Tellier (Ecolo) dans un communiqué.

"Il est indispensable de pouvoir vérifier rapidement qu'un accident comme celui qui est malheureusement arrivé à Beyrouth ne puisse survenir en Wallonie. J'ai donc demandé à l'Administration une analyse des risques relatifs aux entreprises Seveso wallonnes utilisant ou stockant des nitrates d'ammonium dans les plus brefs délais", a-t-elle ajouté.

La directive européenne Seveso et l'accord de coopération en la matière conclu entre le fédéral et les entités fédérées impose a minima un contrôle des établissements Seveso tous les 3 ans. Des contrôles peuvent être réalisés à plus brève échéance.