"La toute grande majorité des demandeurs d'asile sont déjà accueillis dans des centres collectifs, ce qui est logique puisque la plupart n'ont pas droit à la reconnaissance" du statut de réfugié, fait observer M. Mahdi (CD&V).

Quant aux initiatives locales d'accueil (ILA), ces structures individuelles (mais aussi parfois collectives) gérées par le CPAS, elles sont avant tout utilisées pour les réfugiés reconnus et les demandeurs d'asile dont la chance est grande de recevoir le statut, ajoute-t-il.

"Avec un accueil local et à petite échelle, on favorise une meilleure intégration. Ça entraîne moins de coût aussi", souligne Sammy Mahdi.

La suppression des ILA est réclamée dans une résolution du député Theo Francken (N-VA), pour qui ces structures généreraient un appel d'air et bénéficieraient trop à des migrants qui n'auraient aucune chance d'obtenir le statut de réfugié.