"Un budget totalement inédit; un budget de tous les superlatifs où le covid est partout; un budget qui traduit un état de nécessité", a résumé durant les débats Stéphane Hazée, le chef de groupe Ecolo au sein de l'assemblée régionale.

Un budget "empreint d'incertitudes mais aussi de volontarisme", marqué par un endettement qui se creuse, a pour sa part souligné son homologue socialiste, André Frédéric.

Selon la Cour des comptes, la dette directe wallonne atteindrait en effet 27,7 milliards d'euros fin 2024, soit 189% des recettes estimées pour l'année 2024. "En partant de l'hypothèse d'une dette indirecte qui resterait stable jusque 2024, le montant de la dette consolidée de la Région pourrait dès lors atteindre 38,2 milliards d'euros fin 2024", a rappelé le chef de file socialiste.

"La maitrise de notre destin et de notre projet passe aussi par la maitrise financière et budgétaire, afin de concrétiser notre ambition économique, sociale et environnementale", a-t-il ajouté, en déplorant par ailleurs que les clivages entre majorité et opposition n'aient pu être dépassés malgré la gravité de la situation.

Un regret partagé par Jean-Paul Wahl pour le MR. "Nous allons devoir assumer un certain nombre de difficultés financières et sociales. C'est un devoir qu'on ne peut assumer qu'ensemble et de manière responsable", a-t-il dit tandis que l'opposition tirait à nouveau à boulets rouges sur le budget.