Baromètre La Libre/RTL: Di Rupo caracole en tête
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Politique belge

Baromètre La Libre/RTL: Di Rupo caracole en tête

C.Le

Publié le - Mis à jour le

Les Bruxellois aiment les hommes politiques qui mouillent leur maillot : alors qu’en juin, le président-formateur du PS avait connu un léger passage à vide, perdant même un point (tout en étant l’incontestable "numero uno"), Elio Di Rupo a de nouveau creusé sérieusement l’écart au hit-parade de la popularité du baromètre de "La Libre-RTL-TVI". A près de vingt unités derrière lui, on retrouve Didier Reynders qui a aussi repris du poil de la bête par rapport à notre précédent sondage. Il est peut-être audacieux de faire un lien entre ce bon résultat et l’annonce récente que le ministre des Finances en affaires courantes avait acheté une maison à Uccle, mais le Liégeois doit se frotter les mains en constatant qu’il pourrait capitaliser moult sympathies dans la région centrale. De là à les transformer en suffrages, c’est une autre paire de manches. Reste que pour la première fois depuis longtemps, Reynders a pris le dessus sur l’ancien Premier ministre Guy Verhofstadt et est, dès lors, le premier libéral à Bruxelles. Certes, il n’a lui-même qu’un point d’avance sur Charles Picqué qui connaît une popularité en dents de scie. Pour l’heure, celle du "grand Charles" repart à la hausse. Difficile de dire que ce sont ses récentes interventions sur les négociations mais aussi sa fermeté à l’égard des nationalistes flamands qui ont joué en sa faveur. En cinquième position, vient la deuxième Bruxelloise, Joëlle Milquet, dont les performances s’assimilent aussi aux montagnes russes. Ex æquo avec elle, Olivier Maingain se demandera sans nul doute si sa très bonne remontée est le fait de personnes interrogées après la conclusion de l’accord sur BHV et la rupture entre le MR et son parti. Là aussi, il faudra attendre le prochain baromètre pour pouvoir en juger. Mais cela dit, en dehors de Didier Reynders, force est de constater que les libéraux bruxellois n’occupent pas le haut du classement, là où les Michel père et fils restent dans le top 10.

Ainsi, Armand de Decker, avec seulement 11 points, réalise son plus mauvais score depuis juin 2010, talonné par un autre "frère ennemi" Didier Gosuin (FDF) qui a, il est vrai, perdu aussi des plumes depuis un an et demi. Et puis, c’est le vide pour les libéraux pur jus, tel Alain Destexhe qui ne parvient pas à décoller, tout au contraire. Du côté du FDF, Bernard Clerfayt figure au cœur du peloton, mais est-ce que cela lui permettra de remonter lorsqu’il ne sera plus que FDF ? Là encore, la question reste passionnément ouverte. Du côté socialiste francophone, Laurette Onkelinx occupe la septième place. Ce qui permet de la considérer comme "la" bonne réserve pour Bruxelles si d’aventure Charles Picqué maintenait sa volonté de tirer prochainement sa révérence.

Et les Flamands dans tout cela, à part Verhofstadt ? Rien de bien neuf non plus, sinon que deux éminents membres du CD&V, Herman Van Rompuy et Yves Leterme, restent en bonne place. Mais bon, l’un est à l’Europe et l’autre va faire sa valise pour l’OCDE à Paris

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