La popularité des têtes de proue socialistes est en chute constante depuis trois ans. Elio Di Rupo, singulièrement, dominait outrageusement le classement des personnalités politiques, en septembre 2013, avec un score de 51 % d'opinions favorables en Wallonie. Dans le dernier baromètre de La Libre/RTBF/Dedicated, il est redescendu à 33 % (2e) en Wallonie et même 23 % (5e) à Bruxelles. Les trajectoires de Laurette Onkelinx, Rudy Demotte ou Paul Magnette (dans une moindre mesure) sont assez similaires.

A l'inverse, les ministres N-VA Jan Jambon (Intérieur) et Theo Francken (Asile) continuent de performer côté francophone. Tout comme le leader du PTB, Raoul Hedebouw, en Wallonie. Les nouveaux ministres François Bellot (MR - chemins de fer) et Marie-Martine Schyns (CDH - Education) font, pour leur part, une entrée remarquée dans le classement.

En Flandre, le président de la N-VA, Bart De Wever (26 %), plaît de moins en moins aux sondés. Après avoir perdu sa première place dans les versions précédentes du baromètre, le voilà carrément éjecté du podium, en quatrième position. Enfin, la ministre fédérale de la Santé, Maggie De Block (Open VLD), reste indétrônable en tête du classement dans les trois régions du pays.


Fiche technique:

Ce sondage a été effectué par Internet, du vendredi 2 au mardi 6 septembre 2016, sur un échantillon strictement représentatif de 2.881 électeurs belges . Les enquêtes ont été réalisées dans chacune des 3 régions de Belgique: 1.002 en Flandre, 917 à Bruxelles (19 communes) et 962 en Wallonie. La sélection des répondants a été réalisée par Internet dans le respect de quotas sur les principaux critères sociodémographiques (sexe, âge, actifs/non-actifs,…) et répartie de façon représentative entre les provinces de Flandre et de Wallonie et entre communes pour la Région Bruxelles-Capitale. La marge d’erreur maximale est de ± 3,2 % sur les échantillons de Wallonie, de Bruxelles et de Flandre et de ±1,8 % sur l’échantillon total.