Le mouvement citoyen en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique a placé le régime belge de la voiture de société dans le viseur. Pour rappel, cette subvention fiscale est critiquée depuis plusieurs années par bon nombre d’organisations internationales. Alors qu’ils ont le vent en poupe dans les sondages, les écologistes proposent d’ailleurs la suppression progressive du régime fiscal avantageux accordé à la voiture de société.

Mais selon les résultats de notre sondage, il semble qu’un nombre important de Belges veulent préserver ce régime fiscal. Ainsi, 46 % des Bruxellois et 48 % des Wallons ne sont “plutôt pas d’accord” ou “pas du tout d’accord” avec la suppression de la voiture de société. C’est davantage que les 37 % de Bruxellois et les 33 % de Wallons “tout à fait” ou “plutôt” d’accord avec la suppression de la voiture de société.

La taxe kérosène davantage acceptée

Une proposition portée par le ministre wallon de l’Énergie, Jean-Luc Crucke (MR), vise, elle, à taxer le kérosène des avions. Des modes de transport plus respectueux de l’environnement comme les chemins de fer sont davantage taxés que le transport aérien, avait justifié le Frasnois en mars dernier, lorsqu’il avait défendu cette proposition sur la scène européenne.

Selon les résultats de notre sondage, les Belges sont davantage enclins à taxer le kérosène qu’à supprimer l’avantage fiscal accordé à la voiture de société. Ainsi, 41 % des Bruxellois sont “tout à fait” ou “plutôt” d’accord avec la taxation du kérosène, alors que 43 % sont “plutôt pas” ou “pas du tout” d’accord avec l’instauration d’une telle taxe sur le carburant des avions.

Dans le sud du pays, 45 % des sondés sont opposés à la taxe kérosène, contre 41 % d’opinions favorables. Les résultats sont donc très serrés en ce qui concerne l’opportunité de taxer le carburant des avions.

© IPM

Fiche technique du baromètre

Ce sondage a été effectué par téléphone fixe ou mobile, du lundi 25 mars au lundi 15 avril 2019, sur un échantillon représentatif de 2 769 électeurs belges à la demande de La Libre Belgique, la RTBF, la VRT et De Standaard.

Les enquêtes ont été réalisées dans chacune des 3 Régions de Belgique sur un échantillon aléatoire de n = 1 006 électeurs résidant en Flandre, n = 1 004 électeurs francophones résidant en Wallonie et de n = 759 électeurs résidant à Bruxelles.

La marge d’erreur maximale est de ± 3,1 % sur les échantillons de Flandre et de Wallonie et de ± 3,6 % sur celui de Bruxelles.

© D.R.