Le socialiste Nicolas Martin semble ne pas totalement fermer la porte au parti de De Wever.

Le Roi a choisi ce mardi 28 janvier de prolonger une nouvelle fois la mission de Georges-Louis Bouchez (MR) et de Joachim Coens (CD&V). Les deux informateurs disposent d'une semaine supplémentaire pour "vérifier certains éléments". Il s'agirait d'essayer à nouveau de réunir PS et N-VA. "C'est de l'acharnement", a dénoncé Nicolas Martin (PS) au micro de RTL. Pour le bourgmestre de Mons, l'attitude de la N-VA est actuellement insupportable pour les socialistes. "Nous avons eu de nombreuses réunions avec les nationalistes, a-t-il déclaré. Les bonnes intentions montrées par Bart De Wever lors de ses voeux sont une chose, mais tout est différent une fois qu'il s'installe à la table des négociations, il n'y a aucune ouverture de la N-VA".

Selon le socialiste, le discours du président nationaliste semblant faire de l'oeil au PS n'était pas sincère. "Il s'agissait plutôt d'un piège tendu aux informateurs royaux, argue-t-il. Il faut se sortir de cette stratégie de pourrissement".

Le PS enterre-t-il donc totalement une coalition avec la N-VA ? Le socialiste semble ne pas totalement fermer la porte au parti de De Wever. "Le discours est clair: on n’ira pas avec la N-VA si elle ne fait pas d’efforts sur le plan social, a répété Nicolas Martin. On ne peut reprocher au PS et à Paul Magnette de ne pas avoir été clairs. On a dit qu'on voulait des avancées sur le plan social. On ne peut pas nous reprocher de ne pas vouloir mener une politique de droite".

Enfin, l'homme a dénoncé le discours tenu par Bouchez dans une interview à Wilfried. "L’unitarisme, c’est un retour en arrière et pire que ça, c’est la loi du plus fort. C’était la Wallonie qui en faisait les frais", a conclu le bourgmestre de Mons. Le président du MR a tout faux en adoptant une telle position. Il caresse l'opinion publique dans le sens du poil".

Formez votre propre coalition