Bart De Wever a regretté les tensions qui existent entre certains partis francophones, rendant la situation "impossible". 


Le président des nationalistes flamands était présent ce mardi 11 février à l'inauguration de la Maison de France à Anvers, "un lieu pour fédérer les forces vives de la francophonie anversoise". Si Bart De Wever a tout d'abord refusé de s'exprimer sur les négociations fédérales, il a très vite changé d'avis. Revenant sur la prolongation de la mission de Koens Geens afin de creuser la piste d'une majorité alliant PS et N-VA, le bourgmestre d'Anvers a regretté les propos tenus par certaines formations politiques. "Je constate qu'il y a des partis qui s'expriment chaque jour pour dire que ce n'est pas possible, je le regrette, a déclaré le leader de la N-VA au micro de RTL. C'est mieux de travailler en discrétion et de voir ce qui est vraiment possible ou pas".

"Je trouve ça vraiment stupide de dire à la presse quels pourraient être les points communs pour un accord de gouvernement entre la N-VA et les socialistes", a-t-il encore ajouté. 

"Cela rend ce pays ingouvernable"

Le nationaliste flamand s'est montré très pessimiste quant à la suite des négociations, voire quant à l'avenir fédéral de la Belgique. "Je pense que le fait que la Flandre ait voté à droite et la Wallonie à gauche, voire à l’extrême gauche, rend ce pays ingouvernable", a estimé Bart De Wever. 

Pour le bourgmestre d'Anvers, le blocage politique vient non seulement de cette situation compliquée mais découle également du comportement de certains partis francophones. "Trouver un compromis c'est déjà très compliqué, mais si on ajoute encore les tensions qui existent entre les partis francophones pour l'instant, notamment entre le MR et le PS, ça devient hyper compliqué, voire impossible", a-t-il conclu.