Les esprits s'échauffent à l'approche du nouveau comité de concertation. Si l'on se demande actuellement ce que les autorités mettront en place pour endiguer le rebond épidémique, de nombreux experts se sont exprimés ces derniers jours insistant sur la nécessité d'imposer un nouveau lockdown. Mais cet avis ne semble pas plaire à tout le monde. Certains politiques ont ainsi émis davantage de réserves à l'idée de reconfiner. C'est le cas notamment de Bart De Wever qui a vivement critiqué cette possibilité. "Plusieurs francophones réclament un reconfinement pour tout le pays, mais puis-je suggérer de l'envisager plutôt à l'échelle provinciale?", a écrit le président de la N-VA sur Facebook. 

Le nationaliste flamand a rappelé la situation catastrophique dans laquelle se trouvait la province d'Anvers à la fin du mois de juillet. "Nous avons alors pris des mesures strictes pour faire face au coronavirus, dans la ville et plus tard dans toute la province (un couvre-feu a été imposé pendant plusieurs semaines, ndlr.)", a évoqué M. De Wever. "Un village de testing a également été mis en place dans la ville." 

"Ont-ils fait quoi que ce soit ?" 

Le bourgmestre d'Anvers a ainsi regretté que Bruxelles n'en ait pas fait autant, se souvenant par ailleurs qu'il avait mis en garde à l'époque l'exécutif bruxellois quant à des chiffres qui grimpaient de façon similaire à ce qu'Anvers avait connu. "Les politiciens bruxellois et francophones se sont moqués de moi", a vilipendé le président de la N-VA. "Ensuite, le gouvernement bruxellois n'a rien fait... jusqu'à ce qu'il se retrouve au bord du gouffre. Le ministre écologiste de la Santé est simplement parti en vacances et s'est plaint en revenant de la quantité de déchets émise par les nombreux tests effectués dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. (...)  Les données bruxelloises sur le traçage des clusters n'existent tout simplement pas. Ont-il fait quoi que ce soit finalement ?" 

C'est pourquoi il ne comprend pas à ce jour que l'on puisse envisager un lockdown à l'échelle nationale. Plus que jamais, Bart De Wever appelle les différentes provinces particulièrement touchées par la seconde vague à prendre les choses en main.