La décision du bourgmestre d'Anvers de maintenir le dimanche de shopping à Anvers a vivement été décriée. Que ce soit par la gouverneure de la province, Cathy Berx, ou par Elio Di Rupo, l'incompréhension était grande quant à la volonté de Bart De Wever de ne pas fermer les magasins après les images de cohue rapportées ce samedi 31 octobre. "C'est de l'irresponsabilité", a lancé ce lundi matin le ministre-président wallon. Mais du côté du président de la N-VA, il n'y a pas de regret quant à cette décision. "C'était un jour relativement calme et il y avait une présence policière draconienne", a commenté le nationaliste flamand, soulignant qu'il y avait 40% de personnes en moins samedi par rapport à dimanche.

Le bourgmestre d'Anvers a particulièrement regretté la réaction de Mme Berx qu'il n'a par ailleurs pas comprise. "J'ai eu beaucoup de contacts avec la gouverneure", a-t-il détaillé. "Je pensais que nous nous étions mis d'accord samedi soir sur le fait qu'il n'était plus possible d'adopter une ordonnance de police visant à empêcher le 'koopzondag'. Elle-même ne semblait pas vouloir passer par là et je le comprends."

Bart De Wever a à son tour pointé du doigt les décisions du fédéral. Selon lui, les critiques auraient dû revenir aux autorités qui n'ont pas émis une liste des magasins qui devaient fermer leurs portes à temps. "Cela me laisse un goût amer", a-t-il ajouté, faisant référence aux déclarations de la ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden (CD&V) sur l’”occasion manquée” à Anvers. "(...) Ils ont eu le temps de prévoir ce problème de manière globale. S'il fallait fermer ce week-end, il fallait le faire partout." Le nationaliste flamand a ainsi estimé que si sa ville avait exigé la fermeture des commerces, les personnes souhaitant faire des achats auraient trouvé un moyen de faire du shopping en allant ailleurs.