Nouvellement nommés, les informateurs s'activent depuis quelques jours pour essayer de trouver une piste de solution au fédéral. Une mission que certains auraient souhaité voir attribuée à Bart De Wever. Dans une interview à l'hebdomadaire De Zondag, Herman Van Rompuy a estimé quant à lui que le comportement du président de la N-VA "posait question". "Je vois Bart De Wever se déchaîner depuis des jours, a dénoncé celui qui a été Premier ministre de 2008 à 2009. Il respire l’impuissance. Je pense qu'il n’a toujours pas digéré le résultat des élections et qu'il vise une coalition arc-en-ciel au fédéral".

Selon l'humaniste flamand, les nationalistes ne souhaiteraient pas monter dans un gouvernement fédéral. "De la sorte, De Wever pourra, depuis l’hémicycle flamand, mener la guérilla contre le gouvernement fédéral, a estimé Herman Van Romuy au Zondag. Les autres membres du gouvernement flamand ne doivent surtout pas se laisser entraîner là-dedans”. 

S'il a écarté toute possibilité d'accepter une mission royale, Herman Van Rompuy n'a pas voulu non plus donner de conseils à son parti quant à sa participation ou non à un gouvernement arc-en-ciel. L'ancien Premier ministre a toutefois rappelé le très mauvais souvenir qu'il gardait de l'arc-en-ciel de Guy Verhofstadt. Une coalition à laquelle aspirait pourtant le prédécesseur de Joachim Coens (CD&V) et de Georges-Louis Bouchez (MR), Paul Magnette (PS), qui a dirigé les discussions pendant près de cinq semaines. Il a rendu son rapport au Roi ce lundi 9 décembre sans avoir pu trouver de solution au casse-tête fédéral.