"Nous avons la chance à Anvers d’avoir des contacts étroits avec des gens en première ligne. Nous avons ainsi les données rapidement, plus rapidement qu’ailleurs dans le pays", s'est exprimé Bart De Wever auprès de la RTBF, quelques heures après le Conseil national de sécurité de ce lundi, qui a annoncé de nouvelles restrictions pour lutter contre la reprise du coronavirus en Belgique. "Je me fais beaucoup de soucis pour d’autres grandes villes et sur ce qu’elles savent vraiment de la situation", a ajouté le bourgmestre anversois, pensant notamment à Bruxelles, où, comparativement à Anvers, les infos ne sont pas aussi claires.

"Le président de l’association des généralistes a déjà indiqué qu’on savait peu de choses sur les chiffres à Bruxelles. On marche un peu à l’aveugle, on ne voit les choses que lorsque les admissions augmentent à l’hôpital", a continué De Wever, insistant sur le fait qu'Anvers, de son côté avait "un excellent réseau de généralistes et d’hôpitaux, des centres de triage", ce qui permet de savoir assez vite ce qu'il se passe dans la commune au niveau de l'épidémie.

Mais évidemment, lorsque les données sont collectées précisément et rapidement, tous les cas de contaminations et foyers sont mis en lumière et "la ville est ainsi pointée du doigt", précise aussi le bourgmestre d'Anvers, qui a déjà instauré de nouvelles mesures strictes dans la ville, notamment l'instauration d'un couvre-feu, l'obligation du port du masque sur tout le territoire de la commune et l'interdiction des sports de contact