La moitié des Flamands souhaite que de nouvelles élections fédérales soient organisées, selon un sondage réalisé par Het Nieuwsblad auprès de 1.800 Belges, dont les résultats sont publiés samedi. Interrogés sur qui blâmer pour la situation politique actuelle, quatre Flamands sur dix pointent la N-VA, trois sur dix le PS. "Une surprise", selon le politologue Carl Devos (UGent). "Cela en dit long sur comment ces personnes considèrent ces formations." L'impasse politique rend la piste de nouvelles élections de moins en moins taboue. Mais est-ce bien ce que l'électeur souhaite? Pour la moitié des habitants du nord du pays, c'est le cas, révèle ce sondage. En revanche, à Bruxelles, seulement 37% sont favorables à cette idée, et en Wallonie encore moins. Au sud du pays, seul un répondant sur trois envisage cette piste d'un nouveau scrutin.

Pour le professeur Carl Devos (UGent), c'est une surprise que tant de Flamands soient prêts à retourner aux urnes. "Nous avons déjà eu des élections en octobre 2018 et mai 2019, et à la rue de la Loi l'idée est ancrée ce que ce n'est pas ce que les gens souhaitent. Ce sondage indique que l'indignation ou la désillusion sont telles que même retourner voter ne semble plus être un obstacle."

Que la partie francophone du pays ne réagisse pas de la même manière est logique selon l'universitaire. "L'image de la Flandre de droite face une Wallonie de gauche y suscite plus de peur (qu'en Flandre, NDLR). De nouvelles élections pourraient renforcer cette image et cette partie du pays n'est pas prête à cela."