Ce matin, les partenaires de la majorité se sont accordés sur les contours de la norme salariale. Les entreprises et/ou les secteurs qui ont enregistré de bons résultats durant la crise pourront accorder à leurs travailleurs une prime exceptionnelle de maximum 500 euros nets en 2021 sous forme de chèque consommation, a décidé le gouvernement fédéral. En outre, le gouvernement demande aux partenaires sociaux de procéder à une augmentation «suffisante» du salaire minimum, au-delà de la marge salariale de 0,4% accordée pour 2021-2022.

Sur Twitter, le président du PS Paul Magnette a déclaré que "la hausse du salaire minimum est un combat fondamental pour les socialistes et fait partie intégrante de la proposition de cette nuit. Si les patrons refusent celle-ci, il n'y aura d'accord sur rien et ce sera la liberté totale de négociation salariale."


Le président des socialistes flamands Conner Rousseau (Vooruit) cite également l'augmentation du salaire minimum dans une réaction postée sur Twitter : "ceux qui travaillent dur doivent y gagner ("vooruitgaan" en néerlandais). C'est ce que fait ce gouvernement: des salaires minimums plus élevés, des salaires plus élevés et une prime supplémentaire de 500 euros dans les entreprises et les secteurs qui ont bien fonctionné." Chez Vooruit, on ajoute également que le marge salariale pourrait, de facto, s'élever aux alentours de 0,6% car certains éléments, comme le congé de vaccination ou la prime pour le secteur des soins de santé, n'ont pas été pris en compte.

"Le menace n’est jamais une bonne méthode"

Les propos de Paul Magnette n'ont pas plu au président du MR, Georges-Louis Bouchez. Comme à son habitude, celui-ci répondu sur Twitter : "La menace n’est jamais une bonne méthode Paul Magnette", écrit Bouchez.


"L’accord de gouvernement est très clair: la Loi de 1996 comme réformée en 2015 s’appliquera. Si tout le monde s’en tient aux accords, tout se passera bien. Il faut du sang froid pour une négociation sereine", insiste le libéral.


"Avec une majorité aussi unie, encore heureux que l'opposition garde son sang-froid", a de son côté ironisé le président de DéFI François De Smet sur le réseau social.