Parmi les scénarios autour de la table, il semble que la mise sous tutelle de l'actuel président du MR tienne la corde. Nous évoquions ce dimanche plusieurs pistes envisagées afin de stabiliser un parti au bord de la crise de nerfs...

Parmi ces pistes, celle de la promesse d'un travail plus collectif de la part de Georges-Louis Bouchez, assortie d'excuses pour la manière dont il a tenté d'évincer la ministre wallonne Valérie De Bue, pourrait le sauver. 

Une réunion entre les principales personnalités du parti a eu lieu ce dimanche à Bruxelles et ce scénario, proposé par Georges-Louis Bouchez lui-même, a été examiné (mais pas formellement accepté). 

Un bureau de parti sera réuni ce lundi à 9 heures afin de valider ou pas ce scénario de sortie de crise. En effet, vu les fortes tensions au sein du MR, il n'est pas certain, à l'heure où nous écrivons ces quelques lignes, que ce schéma se réalise. 

Selon nos informations, le scénario de mise sous tutelle est le suivant : Georges-Louis Bouchez devra travailler en concertation avec quatre "belles-mères" qui surveilleront son travail et ses décisions. Il s'agirait d'un super-bureau de parti restreint à cinq personnes (dont le président Bouchez). 

Ces quatre personnalités libérales seraient les chefs de file de chaque niveau de pouvoir : Sophie Wilmès pour le fédéral, Pierre-Yves Jeholet pour la Fédération Wallonie-Bruxelles, Willy Borsus pour la Région wallonne et Alexia Bertrand pour la Région bruxelloise. 

Plus tôt dans la journée, le scénario d'un remplacement de Georges-Louis Bouchez par Sophie Wilmès ou par Jean-Luc Crucke était examiné. Cette possibilité n'est pas totalement écartée : si, en bureau de parti, lundi, la proposition formulée par Georges-Louis Bouchez n'était pas acceptée par les leaders libéraux, il faudra en revenir aux autres alternatives. 

De manière plus générale, des échos entendus parmi les membres du MR, l'heure est à l'apaisement.