L’annonce était dans l’air. Face à l’augmentation des cas de coronavirus sur son territoire, il devenait de plus en plus évident que la Région bruxelloise devait réagir et renforcer les restrictions. Et pour cause, les indicateurs sont au rouge, faisant craindre la saturation totale du réseau hospitalier, par ailleurs déjà sous pression, comme l’a rappelé le ministre-Président Rudi Vervoort (PS). "Ce ne sont qu’une anticipation des protocoles que le baromètre aurait imposé en cas de code rouge à Bruxelles", a-t-il précisé, bien conscient de la gravité de la situation dans sa région.

Cette nouvelle salve de mesures entrera en vigueur dès ce jeudi 8 octobre, à 7 heures du matin, et ce jusqu’au 8 novembre. Elles s’additionnent aux mesures annoncées mardi par le gouvernement fédéral.

1. Fermeture des bars et des cafés

C’est la mesure la plus radicale de ce nouvel arsenal. À partir de ce jeudi matin, les établissements de la capitale dédiés à la consommation de boissons devront laisser leur volet fermé. Cette interdiction vise également les salons de thé ou de café, l’alcool n’étant pas un critère déterminant. La raison évoquée par les autorités est claire : il s’agit d’endroits où les clients discutent, se lèvent, parlent, échangent, souvent avec des inconnus. Des comportements à risques, qu’il convient de limiter le plus possible.

2. Les restaurants restent ouverts, sans changement

Les restaurants, eux, pourront continuer leur service. Comment expliquer cette distinction ? Les autorités bruxelloises évoquent la différence de comportement dans les restaurants. Les clients restent assis, à la même place, et les personnes de la tablée sont généralement connues et leur nombre maîtrisé. Toutefois, les restrictions restent en vigueur. Pour rappel, vous pouvez aller au restaurant avec vos cinq contacts, en plus de votre foyer. Les tablées restent limitées à dix personnes et l’heure de fermeture limitée à 1h du matin.

3. Les buvettes des clubs sportifs doivent fermer

Fini, la troisième mi-temps dans la buvette de votre club favori. À partir de ce jeudi, elle devra rester fermée. Cela vaut pour les établissements qui servent aussi de la petite restauration. Toujours à propos des clubs sportifs amateurs, le public sera désormais interdit pour les matchs ou compétitions qui se déroulent à l’intérieur des salles de sport. Pour les sports extérieurs (comme le foot ou le tennis), en revanche, le public sera toujours autorisé.

4. La consommation d’alcool est interdite sur la voie publique

Vous comptiez défier le froid et boire un dernier verre sur un banc public avec vos trois contacts ? Ce n’est désormais plus permis.

5. Les salles de fête devront fermer leurs portes

Célébrer un anniversaire ou un mariage dans une salle, même en respectant la limitation des invités ne sera désormais plus possible. Le gouvernement de la Région bruxelloise a en effet décidé de fermer pour un mois les salles de fête.

6. La consommation d’aliments reste interdite sur les marchés

Cette nouvelle salve de mesures prolonge l’interdiction de manger sur les marchés. La fermeture à 22 h des établissements (à l’instar de certaines librairies ou salle de jeux) proposant de la nourriture est prolongée pour un mois. Il en va de même pour l’heure de fermeture des night-shops, qui devront fermer à 22 h pour un mois de plus sur le territoire bruxellois.

7. Une aide (encore floue) pour le secteur

Les réactions ne se sont pas fait attendre. En marge de la conférence de presse convoquée à l’hôtel de ville de Bruxelles, le ministre-Président Rudi Vervoort annonçait la mise en place d’aides au secteur concerné. L’information a été confirmée par la secrétaire d’État à la Transition économique, Barbara Trachte (Écolo). "Nous ne laisserons pas tomber l’Horeca", s’est-elle fendue quelques instants après l’annonce. Les contours de cette aide restent encore très flous. Quel montant ? Qui sera exactement concerné ? Difficile à dire actuellement, mais son cabinet a déjà indiqué y plancher en urgence.