S'il devait s'avérer que des personnes ayant un casier judiciaire pour des faits criminels ont été libérées de centres fermés pour personnes en situation irrégulière la semaine dernière, afin de faire de la place à des migrants en transit, ce fait restera isolé, a affirmé le secrétaire d'État à l'Asile et la Migration Theo Francken, lundi sur Radio 1 (VRT). Le mandataire N-VA réunit son administration ce matin à 8h30 pour être informé de la réalité des faits, allégués dans un article des quotidiens du groupe Mediahuis.

Ce week-end, M. Francken avait réfuté que des ex-détenus aient aussi figuré parmi les sans-papiers relaxés. "C'était l'information que j'avais à ce moment-là", s'est-il justifié lundi.

"Je réunis mon administration, mais je suppose que (l'information) est correcte", a-t-il concédé. Il veut notamment savoir s'il s'agirait par exemple de personnes provenant d'Érythrée ou de Syrie, qui auraient dû être remises en liberté par parce qu'elles ne peuvent pas être renvoyées dans leur pays. Quoi qu'il en soit, ajoute M. Francken, "mon administration sait que le renvoi des criminels est bien une priorité".

S'il s'avère que des "criminels" ont bien été remis en liberté, le secrétaire d'État donnera à son administration l'instruction que cela ne peut pas se reproduire. A ses yeux, la nécessité de libérer des places en centres fermés pour des migrants en transit constitue aussi un fait isolé.

L'Open Vld, pourtant associé à la N-VA au gouvernement fédéral, a fustigé l'attitude de la N-VA dans ce dossier, ainsi que celle du CD&V. "C'est le monde à l'envers", a réagi la présidente des libéraux flamands, Gwendolyn Rutten. "Normalement, on se réunit d'abord avec son administration pour éviter que des criminels soient remis en liberté, pas après", a-t-elle lancé. Elle en veut aussi aux bourgmestres CD&V qui ont décidé de fermer les parkings d'autoroute sur leurs communes, ce qui a conduit à des "situations dangereuses", selon elle.


Environ 150 personnes sans papiers libérées

Environ 150 personnes sans papiers, qui avaient épuisé tous leurs recours et qui se trouvaient dans les centres fermés de Bruges, Merksplas et Londerzeel ont été priées de laisser leur place la semaine passée à des transmigrants, rapporte lundi Het Nieuwsblad sur base de documents que le journal a pu consulter et qu'évoquent également Gazet van Antwerpen et Het Belang van Limburg..

D'après le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration Theo Francken (N-VA), ces derniers, qui veulent rejoindre le Royaume-Uni via la Belgique, causent davantage de nuisances que les sans-papiers, notamment sur les aires d'autoroutes et dans les ports.

Il apparait à présent que, parmi les personnes libérées et sans papiers, certaines ont un casier judiciaire pour des faits criminels. Ce que n'a pas souhaité infirmer ou confirmer l'Office des étrangers dimanche, d'après Het Nieuwsblad. Le cabinet de M. Francken indique, de son côté, que "le secrétaire d'Etat n'a pas de vue sur chaque dossier".