La nouvelle est tombée : Non, Catherine Fonck ne sera pas candidate à la présidence du cdH.


C'est ce dimanche que le délai pour se porter candidat à la présidence du CDH arrive à échéance. Outre Maxime Prévot qui s’est déclaré en milieu de semaine et dont la candidature est appuyée par Benoît Lutgen, il peut y avoir d’autres candidats. Le président sortant affirmait dimanche sur RTL-TVI que des membres du parti l’avaient contacté pour savoir comment faire.

Les candidatures qui peuvent être déposées jusque minuit, dimanche, seront réceptionnées par le collège des assesseurs du parti qui doit faire le tri entre les candidatures valables et celles qui ne le seraient pas. Les candidatures seront ensuite transmises au bureau politique qui se réunit ce lundi matin. C’est après seulement que le CDH pourra communiquer sur le nombre et l’identité des candidats.

Dimanche après-midi on a appris qu’après avoir laissé planer le doute, la députée fédérale et chef de groupe CDH à la Chambre, Catherine Fonck ne sera finalement pas candidate. “Mon objectif n’était pas d’être candidate contre lui mais de porter un projet. Cela me rendrait malade que ma candidature puisse être interprétée comme une volonté de diviser le parti”, a-t-elle déclaré dans une lettre ouverte, publiée sur les réseaux sociaux.

Dans cette lettre, Catherine Fonck rappelle que si elle avait un temps envisagé de se porter candidate c’est parce que “de nombreux sympathisants m’y ont poussée. Ils veulent débattre et participer aux choix du parti, être impliqués davantage dans les décisions, proposer des réponses aux grandes questions qui se posent aujourd’hui”.

Pour autant l’élue du Hainaut n’entend pas rester inactive. Elle fait part d’une série de propositions qu’elle entend porter dans les très courts débats qui devraient mener à l’élection du successeur de Benoît Lutgen, le 26 janvier prochain. “À mes yeux, le projet du CDH doit apporter une contribution autour de la question fondamentale du rôle et du fonctionnement de la politique et donc de la démocratie face à quatre défis majeurs : le réchauffement climatique, la révolution numérique, les inégalités et l’allongement de la vie”.

Un nouveau Sénat

Précisant qu’elle n’est pas favorable aux référendums, elle propose, face à la nécessité, selon elle, de renforcer la démocratie participative de transformer le Sénat : “Pourquoi ne pas organiser dans un Sénat transformé des débats thématiques sur les grands enjeux de notre société, avec des citoyens tirés au sort, aidés par des experts”.

Enfin, elle estime que le fonctionnement de son parti pourrait être plus démocratique : “En interne aussi, le CDH doit inscrire le parti dans une logique de démocratie participative. Les sympathisants doivent être davantage associés à la prise de décision tant au niveau de la gestion interne du parti qu’à celui de la définition du projet et des prises de position. Le parti appartient d’abord et avant tout à ses membres. Cela implique à mes yeux de renforcer la place des membres dans les organes du parti et notamment au sein du bureau politique. On pourrait également imaginer organiser des panels de membres tirés au sort et/ou volontaires pour discuter et faire avancer notre projet sur différents thèmes, mais aussi interagir avec eux grâce aux nouveaux outils technologiques. En permanence et pas seulement au moment des élections”, conclut-elle.