Electrabel a bouclé l'exercice 2020 sur une perte de 2 milliards d'euros.

"Rien que chez nous, le coût des déchets radioactifs (pour lesquels il n'y a toujours aucune solution) et du démantèlement s'élève à 18 milliards d'euros à court terme et à 41 milliards à long terme. Que les choses soient claires : ce n'est pas aux contribuables belges à trinquer pour cette facture. Il faut faire respecter le principe pollueur-payeur. Engie ne peut esquiver ses responsabilités dans notre pays", a poursuivi le député écologiste.

Ce dernier est primo-signataire d'une résolution déposée ce vendredi à la Chambre visant à ce que le Parlement se réapproprie ce dossier et impose ses conditions. "Sur 178 réacteurs à l'arrêt dans le monde, seuls 10 ont été complètement démantelés. Le reste est en stand-by. Il est hors de question de laisser Tihange ou Doel en friche durant des décennies comme ça se fait à l'étranger. Voilà pourquoi nous voulons exiger de l'exploitant un démantèlement immédiat pour maintenir l'activité sur les sites et ne pas perdre l'expertise de la main d'oeuvre locale", a-t-il expliqué.

"Le démantèlement nucléaire représente un chantier industriel d'ampleur sans précédent en Belgique, qu'il convient de préparer dès aujourd'hui. Plutôt qu'un fardeau, il peut représenter une opportunité pour maintenir une grande partie des travailleurs actuels pour minimum 15 à 20 ans à Doel et Tihange", a encore pointé Samuel Cogolati en plaidant pour que les 25 millions d'euros prévus pour le démantèlement dans le Plan de relance soient utilisés pour faire de Tihange un centre d'excellence en la matière.

Engie Electrabel doit présenter son calendrier de démantèlement, son plan de financement et d'accompagnement social le 22 juin à la Chambre.