Il y est, il y reste. Dans les couloirs du CDH, d’aucuns s’interrogent sur l’avenir d’Ahmed El Khannouss dans les rangs humanistes. L’ancien député bruxellois pourrait, dit-on, claquer la porte du parti, conséquence de la crise interne provoquée par les déclarations du député fédéral Georges Dallemagne sur le port du voile islamique. "

Tout cela relève du fantasme", tranche le principal intéressé. "On me voit au PTB, au MR, au PS. Il est vrai que je suis dragué", sourit-il. Mais, c’est sûr et certain, il reste au CDH. "Le jour où je ne me sentirai plus bien dans le parti, je prendrai mes responsabilités." Or ce jour n’est pas venu. "Je continue à défendre mes positions en interne et à défendre les valeurs humanistes auprès d’un maximum de personnes." Une réunion s’est tenue mardi avec le président Maxime Prévot et une vingtaine de mandataires, notamment ceux qui avaient dénoncé les propos de Georges Dallemagne. Cette rencontre a manifestement permis d’apaiser la situation.