Le cdH wallon a déposé une proposition de résolution visant à conditionner l'implantation d'antennes pour la 5G à un permis d'environnement alors que pour l'instant, une simple déclaration de la part des opérateurs suffit. "Comme pour une citerne à mazout", a expliqué le député humaniste André Antoine, mercredi, en marge de la séance plénière du parlement régional.

"Certains opérateurs ont profité de la crise sanitaire pour se lancer dans une 5G light, grâce aux lacunes du texte que nous avions adopté en 2009", a-t-il souligné.

Ce décret, adopté sous la tutelle d'André Antoine alors ministre du Développement territorial, soumet l'implantation d'antennes à une simple déclaration urbanistique. "Mais depuis lors, les technologies ont évolué. Le texte de 2009 ne convient plus du tout. Les procédures de décisions doivent être revues", a justifié le député humaniste.

Le cdH demande dès lors que l'implantation des antennes 5G soit conditionnée à un vrai permis d'environnement, "ce qui constitue un acte administratif, avec l'instruction que cela suppose", a poursuivi M. Antoine.

"Cette modification permettra à l'opinion publique de prendre connaissance des faits. Il y aura un débat, des garanties scientifiques et des possibilités de recours auprès du gouvernement wallon, tant pour les consommateurs que pour les opérateurs", a-t-il conclu.