La balle est dans le camp de la N-VA dans la crise gouvernementale actuelle, a laissé entendre mercredi le Premier ministre Charles Michel (MR) sur les ondes de Bel RTL. "Celui qui retire la prise est irresponsable", a-t-il ajouté. "Mon intention est de tenir un conseil des ministres ce vendredi mais aussi de faire prochainement voter le budget 2019 au Parlement", a précisé le Premier ministre, en appelant au sens des responsabilités de ses partenaires de coalition.

N'étant pas parvenu mardi à trouver une solution au sein de son gouvernement au problème du Pacte sur les migrations de l'ONU, le Premier ministre a demandé à la Chambre de se prononcer. "Je pense que personne ne doit avoir peur de la démocratie", a-t-il commenté.

Charles Michel a encore affirmé qu'il n'était en "aucun cas" en campagne électorale, avant de préciser qu'il entendait veiller à ce que la Belgique "ne tangue pas", car c'est ce qui "compte pour les citoyens".

Interrogé sur Radio 1, le vice-Premier Kris Peeters (CD&V) a de son côté insisté sur le fait que l'éventuelle décision de quitter le gouvernement appartenait à la N-VA, rappelant au passage que les trois autres partis de la coalition étaient favorables au texte de l'ONU.

Le chef de groupe de l'Open Vld à la Chambre, Patrick Dewael, et son homologue du MR, David Clarinval, ont eux aussi précisé que les nationalistes flamands avaient leur sort entre les mains. "La N-VA va devoir choisir: ou elle se rallie au consensus, ou elle se dirige vers la sortie", a lancé M. Dewael.

"Nous n'avons pas changé d'un iota sur la question du Pacte. Toutes les étapes ont été validées par la N-VA. Si elle a changé d'avis, elle doit en assumer des conséquences", a pour sa part commenté M. Clarinval.