Charles Michel était ce matin l'invité de Twizz radio, l'occasion de livrer une analyse sur la crise politique actuelle : "… On voit bien depuis 7 mois que 7 partis politiques et prioritairement les deux premiers, le premier en Flandre et le premier en Communauté française, ne réussissent pas comme dans un mauvais feuilleton à trouver un accord, on voit que tout cela tourne en rond…".

Charles Michel lance un "appel au sursaut, à la responsabilité" et se montre cinglant : "… 3 partis francophones de gauche, depuis 7 mois, appliquent avec une forme d'entêtement, il faut bien le dire, la même méthode qui conduit à tourner en rond, qui conduit à empêcher toute solution, à paralyser, à bloquer le pays, et à être en décalage avec les attentes des citoyens…".

Le Candidat à la Présidence du MR plaide également pour un Gouvernement d'affaires courantes qui aurait une "responsabilité renforcée" à travers un soutien du Parlement pour prendre les mesures économiques et sociales nécessaires à la gestion du pays. Il pointe également "l'irrationalité de la crise" et déplore son coût sur le budget fédéral : "… Cette crise coûte dans le budget de l'Etat environ 200 millions d'euros par an sur base de l'écart qui se creuse entre les taux d'intérêt belges et allemands… et ça veut dire qu'on n'est pas très loin… du coût du refinancement de Bruxelles !". Le Ministre fédéral sortant précise que le refinancement de Bruxelles doit être plus élevé mais cette piste serait déjà "significative".

Enfin, la polémique de ce mercredi, et relayée encore par la presse aujourd'hui concernait la régionalisation totale de l'emploi. A ce sujet, Charles Michel conclut et se montre explicite : "Non à la régionalisation totale de l'emploi si ça englobe les allocations de chômage comme la Nva le souhaite !".