L'accord intervenu samedi sur les budgets 2012, 2013 et 2014 resserre les dépenses de l'Etat et engage de profondes réformes pour soutenir le développement de l'économie belge, a affirmé le président du MR, Charles Michel, à l'issue de la réunion.

"Il y a un accord et c'est un grand moment de soulagement. Après une très grande réforme de l'Etat, c'est une étape-clé qui vient d'être franchie. Ce n'est pas un budget banal mais trois budgets qui ont été validés sur le plan politique, c'est un budget dans lequel on a dû trouver onze milliards en resserrant les dépenses de l'Etat, qui soutient l'activité économique, qui protège les classes moyennes, les personnes qui travaillent, les petits épargnants", a-t-il expliqué.

Selon M. Michel, dégradation de la note financière de la Belgique ou pas, les négociateurs des six partis savaient bien qu'ils ne pouvaient plus reculer et qu'ils devaient aboutir à un accord.

"Indépendamment de cette pression extérieure, nous avions tous conscience depuis de nombreux jours qu'il fallait atterrir mais la difficulté était très grande parce que les positions politiques au départ étaient très différentes, et aussi parce que l'exercice était exceptionnel par son ampleur".

Dans un communiqué, le Mouvement Réformateur s'est dit "réjouit de voir ses conditions respectée:

La chasse aux gaspillages, plutôt qu'augmenter les impôts. Toutes les dépenses superflues de l'Etat ont été traquées, ligne par ligne, et supprimées. Près d'1.3 milliards d'euros en 2012, 2 milliards en 2014, ont ainsi été économisés. L'état se serre la ceinture, pas le citoyen.

Le contribuable de la classe moyenne est épargné. Ainsi une contribution du secteur bancaire ou une meilleure gestion des dépenses en soins de santé ou encore des réformes structurelles en matière de chômage dégageront des moyens affectés au Budget de l'Etat. Ce sont plusieurs milliards d'euros que le contribuable ne devra pas financer de sa poche.

Afin d'épargner les travailleurs, il n'y a pas de nouvelle taxe sur les voitures de société des gammes moyennes et inférieures. Les titres-services ne seront pas augmentés et restent fiscalement déductibles, ils ne seront qu'indexé et en 2013.

Le travail n'est pas un signe extérieur de richesse. Les personnes qui travaillent ou veulent travailler et celles qui ont travaillé toute leur vie doivent être totalement épargnées par de nouvelles taxes. Pour le MR, il était impératif que l'impôt sur les revenus du travail baisse et que les petites entreprises qui créent de l'emploi soient davantage soutenues. La quotité exemptée d'impôt sera donc augmentée et les trois premiers emplois créés dans la PME progressivement allégés de toute charges patronales.

Les petites économies des familles préservées. Pour le Mouvement Réformateur, la petite épargne qui est le fruit du travail doit être intégralement protégée. Le livret d'épargne n'est pas touché par une nouvelle taxe. Le système du précompte libératoire en vigueur aujourd'hui reste en l'état. "