Politique belge

Christos Doulkeridis, le bourgmestre Ecolo d'Ixelles, était l'invité de Bel RTL ce mardi matin. Il a évidemment été interrogé sur les négociations bruxelloises, dans lesquelles son parti est impliqué.

S'il ne négocie pas directement pour Ecolo (ce sont Alain Maron et Zakia Khattabi qui représentent le parti), Christos Doulkeridis, qui a par le passé dû négocier des gouvernements régionaux (en 2004 et 2009), s'est exprimé quant aux exigences du MR de faire partie des discussions à Bruxelles, comme c'est le cas en Wallonie.

Le bourgmestre d'Ixelles ne voit pas cela d'un bon oeil. "Est-ce du donnant donnant? Je ne suis pas à l'intérieur même des négociations mais peut-être que le MR fait cette stratégie du 'tant que je gagne, je joue'. Peut-être qu'à la suite de la désignation de Charles Michel à la présidence du conseil européen, alors même que son parti et son gouvernement ont perdu les élections, le MR continue à essayer d'avoir plus de postes en frappant à la porte et en essayant d'entrer dans tous les gouvernements. Mais ça ne marche pas tout à fait comme ça. On sait très bien qu'en démocratie, il faut avoir un programme commun qui peut être partagé avec les autres formations politiques. Il faut avoir une vision, il faut avoir des valeurs qui puissent se rapprocher. A Bruxelles, les partis qui sont autour de la table et qui négocient depuis plusieurs semaines, semblent avoir avancé de manière très positive autour d’un projet commun. J'espère qu'il va pouvoir aboutir."

De là à exclure totalement les libéraux francophones? Christos Doulkeridis précise: "Je ne dis pas qu’il n’y a rien de commun avec le MR évidement. Je dis simplement que lorsqu’il y a des partis qui représentent une majorité au sein d’un parlement à la suite des élections, qui ont dégagé un certain nombre de consensus et un certain nombre de propositions pour travailler, dans un pays comme la Belgique qui n’est pas facile à gouverner, je pense qu’il ne faut pas mettre des embûches. Il faut plutôt soutenir ce type de dynamique".