Politique belge Alors que tous les feux sont au vert pour une coalition suédoise en Flandre, les premières réactions transparaissent sur les réseaux sociaux.

Jan Jambon est nommé formateur d'une coalition suédoise en Flandre, Bart De Wever dépose une note de départ et le CD&V et l'Open VLD sont réunis en réunion de parti ce lundi matin. Tous les feux sont au vert pour affirmer qu'un nouveau gouvernement suédois verra le jour en Flandre.

Au terme de réunions en bureau de parti, l'Open VLD et le CD&V ont accepté l'invitation de Bart De Wever, d'entamer des négociations en vue de la formation de ce futur gouvernement suédois. Avant même que les démocrates-chrétiens et libéraux flamands n'acceptent la main tendue du nationaliste flamand, les langues se déliaient sur les conséquences futures d'une tel agencement au nord du pays.

Elio Di Rupo, actuel président du parti socialiste francophone, l'un des partis ayant la main pour les négociations fédérales (avec la N-VA), a commenté dans la foulée: "Nous respectons le choix de Bart De Wever en Flandre. Mais je veux être clair. Le PS veut une politique plus sociale et plus juste aussi au niveau fédéral. (...) S’imaginer que le PS pourrait faire l’appoint et dépanner les anciens partenaires de la coalition suédoise pour former un gouvernement fédéral, relève de l’illusion."

Une façon de dire que l'hypothèse d'une coalition suédoise flamande aura bel et bien des effets collatéraux sur la formation d'un futur exécutif fédéral.

En réaction à cela, Bart De Wever a déclaré ce lundi lors du bureau de son parti, réuni au parlement flamand à Bruxelles : "Aucune discussion pertinente n'est encore intervenue depuis les élections au niveau fédéral". Ceci justifiant le coup d'accélérateur donné aux négociations en Flandre. "Une coalition avec le CD&V et l'Open Vld est le seul choix réaliste", a-t-il indiqué, selon des participants à la réunion.

Selon M. De Wever, une coalition flamande avec le CD&V et le sp.a aurait compté une trop courte majorité. Il est également apparu que le Vlaams Belang n'est pas un parti de gouvernement, a le président du parti nationaliste.