"Mon appel aujourd'hui est clair: commençons les négociations. Après tant de mois, les gens en ont assez.", a-t-il martelé dans The Morning sur Radio 1, ce jeudi, alors le président du CD&V, Joachim Coens, a ouvert la porte à la participation des chrétiens-démocrates à une coalition avec les libéraux, les socialistes et les verts mercredi.

Selon le président des socialistes flamands, "toutes les pièces du puzzle" sont sur la table pour démarrer la formation fédérale. "Nous voulons un gouvernement qui investit davantage dans les soins de santé, les salaires et les pensions, qui va sauver des jobs et des secteurs d'activité, qui investit dans la sécurité, avec une fiscalité juste comme clé de voûte", a-t-il expliqué.

Parmi les garanties réclamées par les démocrates-chrétiens, figurent les dossiers éthiques. Le sp.a n'en fait pas une priorité. "C'est leur droit mais ça n'ira pas de soi (...) Chacun devra mettre de l'eau dans son vin mais il faut qu'il y ait encore du vin et qu'il soit buvable", a commenté le socialiste

Le rapport au Roi du chargé de mission Egbert Lachaert (Open Vld) est attendu au plus tard vendredi. "J'espère qu'il pourra dire que des étapes claires ont été franchies. S'il veut réaliser une percée, il connaît les éléments qui doivent se trouver dans l'accord", a souligné Conner Rousseau.

Alors que chez CD&V, le virage vers la participation gouvernementale semble avoir commencé sans la N-VA, l'incertitude demeure quant au sort de la cdH. Lachaert a encore consulté dimanche le président des démocrates francophones, Maxime Prévot, mais il n'a pas participé à la soirée de concertation avec les présidents des six partis libéraux, socialistes et verts et Joachim Coens.