C’est surtout lorsqu’on se penche sur le score réalisé par le PS lors du volet provincial du scrutin que l’on prend conscience de l’ampleur du problème pour les socialistes. Un problème qu’il faudra corriger avant le scrutin de mai prochain. En province de Liège avec une chute de près de 10 %, le PS paie le prix de l’affaire Publifin. Certains pensaient que les derniers mois avaient permis de faire oublier le scandale des comités de secteur et ses interminables suites, c’était une erreur.

Ailleurs la chute est importante mais pas avec des chiffres aussi sévères. Le PS parvient quand même à conserver quelques bastions importants comme Andenne en province de Namur, comme Estaimpuis, Binche ou Merbes-le-Château - où Philippe Lejeune sort renforcé malgré le scandale de l’ISPPC - dans le Hainaut. Mais dans de nombreuses communes, sans forcément perdre le pouvoir ou le maïorat, le recul est net et précis. Quelques majorités absolues ont ainsi fait long feu.

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Les grandes villes

Dans la plupart des grandes villes, les résultats sont décevants pour le parti. À Mons, le PS reste majoritaire en nombre de sièges, mais c’est tout juste. À Charleroi, Magnette perd sa majorité absolue, tout en restant incontournable pour diriger la ville. À Liège, Willy Demeyer voit sa liste reculer mais pas suffisamment pour lui enlever la main. À Tournai, le PS perd des plumes mais il met sur pied une majorité avec Écolo pour remplacer le MR. À Namur, Eliane Tillieux rate complètement son pari, sa liste perdant près d’un tiers de ses sièges. Le constat est clair, le PTB a siphonné une partie du réservoir électoral du PS en Wallonie.

À Bruxelles, c’est une autre histoire. Dimanche soir, le PS conservait la plupart de ses maïorats et se permettait même le luxe de reprendre Molenbeek au MR. Catherine Moureaux, qui a vengé son père Philippe, annonçait vouloir mettre en place une coalition PS-Écolo-PTB. À Bruxelles-ville, où l’affaire du Samusocial a quand même laissé des traces.