Paul Magnette, nommé informateur par le Roi, a tenu une conférence de presse ce jeudi matin depuis la Chambre. Pour rappel, avant d'être chargé de mission par le Roi, le nouveau président du PS avait clairement énoncé sa préférence pour un gouvernement fédéral sans la N-VA. Mais lors de la conférence de presse, il a réussi à avancer subtilement sans tomber dans le "piège" de la question de la formation d'un gouvernement avec les nationalistes flamands.

Il a annoncé qu'en tant qu'informateur, il rencontrerait les représentants du parti, tout en admettant que les discussions avec la N-VA sont toujours difficiles.

L'informateur entend aussi rencontrer le CD&V, les écologistes, les libéraux, le s.pa, le CDH et Défi.

"Nous allons devoir faire triompher les faits et les chiffres pour éviter que des guerres de symboles et des affrontements idéologiques purs empêchent de construire des convergences", a-t-il affirmé. Il a donc plaidé pour un changement de méthode. "Nous voulions jusqu'ici définir quels partis doivent être autour de la table. Désormais, nous devons d'abord voir ce que nous allons faire".

Les thèmes majeurs à ses yeux sont les défis climatiques, les questions sociales et le déficit budgétaire.

Paul Magnette tente donc une nouvelle approche qui pourrait réunir différents partis politiques. Il a cependant reconnu que ses chances de réussites sont "faibles". Mais il a assuré être "convaincu que l'on finira par trouver une solution". Il a évalué à "entre deux et trois sur dix" ses chances à une probable réussite de sa mission. "Mais qui ne tente rien n'a rien", a-t-il conclu.

En tant qu'informateur, Paul Magnette a décidé de laisser temporairement ses fonctions maïorales à Charleroi de côté, le temps de sa mission. Mission qui devrait se terminer le 18 novembre mais qui pourrait être prolongée si besoin, a-t-il annoncé ce matin.

Les principales déclarations:

"Comme vous le savez, le gouvernement est tombé il y a un an et nous sommes cinq mois après les élections".

"Chacun le sait, c'est une mission difficile. L'écart entre les partis politiques est profond. J'ai décidé de prendre mes responsabilités. J'espère que tout le monde le fera".

"Nous devons changer de méthode. Nous voulons jusqu'ici définir quels partis doivent être autour de la table. Désormais, nous devons d'abord voir ce que nous allons faire".

"Nous allons devoir faire triompher les faits et les chiffres pour éviter que des guerres de symboles et des affrontements idéologiques purs empêchent de construire des convergences".

"Si nous recommençons le jeu à définir quels partis doivent être présents avant de parler du fond, on ne va pas y arriver. Il faut trouver des convergences entre les priorités de chaque parti".

"J'ai toujours dit que ce serait difficile avec la N-VA, mais je vais les rencontrer, en tant qu'informateur".

"Mes chances de réussite sont peut-être faibles, mais qui tente rien n'a rien".

"Celui qui n'essaie pas ne se trompe qu'une fois", dit-il pour conclure son introduction, en citant le penseur chinois Lao Tseu.