Le "plan de paix du siècle" présenté hier/mardi par Donald Trump consiste en réalité à offrir un chèque de 50 milliards de dollars "en échange de l'officialisation de l'annexion israélienne de Jérusalem-Est et d'une grande partie de la Cisjordanie", dénonce Ecolo mercredi. Ce plan unilatéral "n'a aucune crédibilité et ne fait qu'éloigner une perspective sérieuse de dialogue", ajoute le parti. Quant au PS, il pointe "la provocation ultime" du président américain "qui s'assied totalement sur le droit international". "Le plan de Trump assume directement une politique de bantoustans qui rappelle clairement l'Afrique du Sud et la ressemblance claire avec un régime d'apartheid. Plutôt que d'accorder le moindre crédit à ce plan, l'urgence est de prendre nos responsabilités européennes et belges, sortir des déclarations et des condamnations pour agir rapidement afin de faire respecter les droits du peuple palestinien, bafoués depuis tant d'années", précise le député fédéral Ecolo Simon Moutquin.

Concrètement, les écologistes appellent la Belgique à rappeler fermement le cadre légal du droit international et des résolutions onusiennes, à interdire l'importation des produits des colonies israéliennes, à reconnaître la Palestine avec l'ensemble de Jérusalem-Est comme capitale et enfin à suspendre l'accord d'association UE-Israël tant que le gouvernement israélien ne se conforme pas à ses obligations internationales.

"Ce plan inacceptable est tout le contraire d'un plan de paix", analyse pour sa part le député socialiste Malik Ben Achour. "Les Etats-Unis actent ainsi leur sortie du rôle de médiateur qu'ils voulaient jouer depuis les accords de Camp David et s'alignent clairement sur les thèses israéliennes les plus à droite", conclut-il.