Actuellement, le test n'est que recommandé. Selon M. Rousseau, le dépistage devrait aussi être envisagé pour les mariages ou les festivals, a-t-il dit sur le plateau du Zevende Dag (Eén, VRT).

Le président de la formation du ministre de la Santé Frank Vandenbroucke affirme que de nombreuses personnes sont sceptiques quant aux assouplissements annoncés par le dernier Comité de concertation. "Trop laxiste", résume-t-il, dès lors que "trop de détails restent à régler". Si son parti est également favorable à l'assouplissement, il veut que ce soit réalisé en toute sécurité. Il attend donc beaucoup du Comité de concertation programmé pour la fin de ce mois.

La question rejoint celle d'un éventuel coronapass belge, en plus du certificat sanitaire européen destiné à faciliter les voyages estivaux. À la Chambre, le Premier ministre Alexander De Croo a prévenu la semaine dernière qu'il ne voulait pas d'une "société de pass" où ce type de document serait nécessaire pour aller chez le coiffeur ou au restaurant.

Pour Conner Rousseau, ces propos sont non seulement "un peu légers", mais aussi "purement kafkaïens". Le certificat sanitaire développé par l'Union européenne sera également utilisé en Flandre, fait-il observer. "N'est-il pas absurde d'instaurer quelque chose en plus qui ferait exactement la même chose", demande-t-il en évoquant le Covid Safe Ticket qui serait utilisé pour les grands festivals.

La demande de M. Rousseau n'a pas trouvé d'écho favorable auprès du ministre flamand de la Jeunesse. Pour Benjamin Dalle (CD&V), les protocoles encadrant les camps et les activités pour jeunes durant l'été ont été mis au point avec le secteur, les virologues et les trois Communautés. "Un environnement sûr et sans test obligatoire. Voilà comment nous envisageons des mouvements de jeunesse accessibles", a-t-il tweeté.

De son côté, le Conseil flamand de la Jeunesse a souligné la solidité des protocoles d'été pour des activités de jeunesse ouvertes à tous. "Le test obligatoire n'en fait pas partie", a souligné l'organisme.