Plus de 25 millions de masques chirurgicaux et plus de 10 millions de masques FFP2/FFP3 ont été commandés, a indiqué vendredi soir le cabinet du ministre Philippe De Backer en charge de gérer l'approvisionnement en matériel pour la protection personnelle.

Par ailleurs, plus de 10 millions de masques chirurgicaux et plus de 750.000 masques FFP2/FFP3 ont été livrés. De ceux-ci, sept millions de masques chirurgicaux et plus de 750.000 masques FFP2/FFP3 ont déjà été distribués selon la clé de répartition établie par le Risk Management Group.

Dans un souci de transparence, le ministre a par ailleurs donné quelques explications sur le contrôle des livraisons, alors que la qualité de certains masques reçus a soulevé pas mal de questions ces derniers jours. Les autorités contrôlent au préalable si les entreprises avec lesquelles elles décident de commander répondent aux normes et si elles disposent des certificats nécessaires. "S'il n'y pas suffisamment de sécurité ou de garantie, nous demandons au fournisseur d'envoyer des échantillons. Nous les contrôlons dans nos laboratoires belges avant de placer une commande", assure le ministre.

Une fois la livraison reçue, des contrôles ont également lieu en laboratoires. Si la qualité est jugée insuffisante, les lots sont refusés. En revanche, si la qualité est satisfaisante, les masques sont reclassés comme "masques de confort". "Cela permet de les réutiliser sur le terrain, bien entendu pas par les personnes qui entrent en contact direct avec des patients contaminés avec le Covid-19", explique le cabinet De Backer.

"Même avec le système de contrôle décrit ci-dessus, on ne peut pas exclure le fait qu'un lot de moindre qualité passe quand-même. Il est impossible de les contrôler tous séparément. Dans ce cas, le lot est rappelé immédiatement et sans exception", indique le ministre.

Les matériaux reçus et contrôlés sont diffusés en concertation avec les régions. C'est le Risk Management Group, composé d'experts et de scientifiques, qui détermine la distribution.

Le stock de médicaments vitaux fait aussi l'objet d'un suivi minutieux de la part du ministre. Des médicaments essentiels pour le traitement du coronavirus disponibles de façon limitée, sont diffusés sous contrôle de l'Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS). "Il existe également une pénurie dans les médicaments sur le marché, ce qui fait que les stocks dans les hôpitaux ne tiennent que pour une période limités. Grâce à une équipe d'inspecteurs qui sont disponibles 7 jours sur 7, nous avons pu répondre à toutes les demandes. Il n'existe donc pas de pénurie pour les médicaments vitaux", affirme M. De Backer.