"L'UE est prête à discuter de toute proposition qui s'attaquerait à la crise de façon efficace et pragmatique. Nous sommes prêts à discuter de la façon dont la proposition américaine peut permettre d'atteindre cet objectif", a assuré mercredi la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen.

"À circonstance exceptionnelle, il faut réfléchir à des mesures exceptionnelles", a répondu Alexander De Croo. Selon le Premier ministre, la réflexion doit porter sur deux aspects: la disponibilité et l'accessibilité financière. Il a en outre appelé à travailler sur cette question "en partenariat, pas en opposant les gens."

Dans la majorité, les écologistes et les socialistes ont explicitement appelé à la levée de brevets. Pour Séverine de Laveleye (Ecolo), "il est important d'écouter davantage les demandes de la société civile, de différents prix Nobel, des pays du Sud et de mettre la santé de toutes et tous, ainsi que la solidarité internationale, avant les profits de quelques industries pharmaceutiques".

"Ne pas lever les brevets sur les vaccins serait laisser aux groupes pharmaceutiques le pouvoir de faire des profits sur le dos des populations les plus vulnérables. Et ça, pour le PS, c'est inacceptable !", a renchéri le socialiste André Flahaut.

Dans l'opposition, Sofie Merckx (PTB) a fait part de sa déception. "La moitié du monde demande la levée des brevets. Et vous dites aujourd'hui qu'il faut encore 'étudier si éventuellement'. Je trouve cela inacceptable."