Si la prolongation de différentes mesures de soutien est positive, de même que l'introduction d'une prime unique pouvant aller jusqu'à 780 euros pour les travailleurs dont le chômage temporaire perdure et à bas salaire, il y a discrimination envers certains publics qui sont pourtant particulièrement fragiles ou dans le besoin, estime BAPN. Le réseau évoque les chômeurs complets, les personnes en maladie-invalidité, les demandeurs d'emploi recevant des allocations d'insertion ou de sauvegarde, ainsi que les retraités à petit revenu qui ne bénéficient pas de la GRAPA (ceux qui ont la GRAPA ont droit à une prime corona de 50 euros/mois).

"Si le gouvernement est capable de cibler les travailleurs à peu de revenus pour leur donner une aide financière directe (...), BAPN appelle à agir de même pour les allocataires de la sécurité sociale", communique-t-il mardi. Il s'agirait d'un réinvestissement direct dans la consommation de l'économie réelle et de proximité, mais aussi d'"une question de justice sociale et de dignité humaine", argue l'ASBL.

Ces ménages défavorisés ont eux aussi été frappés par la crise, via le gonflement du ticket des courses alimentaires, ou encore la perte des petits boulots informels d'appoint, ajoute-t-elle.