La commune de Asse va sensibiliser les commerçants de son marché à employer le néerlandais, tant à l'oral qu'à l'écrit. 

L'échevine Sigrid Goethals (N-VA) dément toutefois qu'une sanction est prévue. Mais les commerçants qui occupent un emplacement provisoire risquent de ne pas pouvoir compter sur une licence à terme s'ils ne se conforment pas au règlement. "Dans le nouveau règlement du marché, nous demandons aux commerçants de poser des pancartes en néerlandais et d'employer d'abord le néerlandais avec les clients. Si le client n'est pas néerlandophone, il va de soi qu'ils peuvent parler dans la langue de leur choix. Les gardiens de la paix sensibiliseront les commerçants. Si ceux-ci refusent, j'irai moi-même en discuter", déclare Sigrid Goethals.

Selon l'échevine, une sanction ne peut pas être appliquée, en raison de la liberté de l'emploi des langues. "Nous ne pouvons pas prendre de mesure à l'encontre des marchands qui ont une licence pour un emplacement. Mais ce n'est pas non plus auprès d'eux que le problème est constaté. Il s'agit plutôt de commerçants qui viennent occuper les places vides et qui proviennent souvent de Bruxelles. Ils ne réalisent pas toujours qu'ils sont en Flandre. S'ils n'acceptent pas de suivre notre règlement, nous risquons, s'ils la demandent, de leur refuser une licence permanente en leur disant qu'ils ne correspondent pas à nos profils."

"Utiliser la même langue dans une communauté est positif et dans l'intérêt de tous. Cela permet de bien se comprendre et augmente les chances d'intégration pour les nouveaux arrivants", ajoute Sigrid Goethals.