Le ministre-président flamand, Jan Jambon, a pour sa part noté que l'impact de cet accord serait important pour la Flandre. Les 27 États membres et le Parlement européen doivent encore approuver l'accord, a rappelé M. De Croo (Open Vld) dans un communiqué publié peu après l'annonce faite par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et par le négociateur en chef européen, Michel Barnier.

Le gouvernement belge va maintenant l'analyser en détail avec les entités fédérées, a ajouté le Premier ministre.

"Au bout du compte, une seule chose est vraiment cruciale à mes yeux: protéger au mieux les intérêts économiques belges. Nous devons protéger nos entreprises belges contre la concurrence déloyale britannique. Selon les premières informations, cet accord semble nous donner cette garantie cruciale. Un Brexit dur ne profiterait à personne. Cet accord permet d'absorber la majeure partie du choc", a souligné M. De Croo (OPen Vld).

Selon lui, des garanties sont également offertes au secteur de la pêche, qui jusqu'au dernier moment a été au cœur des discussions, "pour permettre à nos pêcheurs de s'adapter à la nouvelle réalité post-Brexit".

Le Premier ministre a souligné que l'UE apportera maintenant son soutien aux pays et aux secteurs durement touchés par le Brexit. Dans cette optique, l'Union européenne a mis en place la Réserve d'ajustement au Brexit, un fonds de soutien de cinq milliards d'euros.

"Il va de soi que ce sont les États membres les plus durement touchés qui devront recevoir la majeure partie des aides européennes. Et j'entends aussi appliquer ce principe à la Belgique: les aides doivent aller aux régions et aux secteurs qui souffrent le plus du Brexit. Si la solidarité européenne est primordiale, nous ne devons pas attendre des miracles. Le fonds d'aide ne remplacera en effet jamais le libre-échange avec le Royaume-Uni. Même s'il adoucira quelque peu cette nouvelle situation", a assuré le chef du gouvernement.

M. De Croo a également remercié M. Barnier et Mme von der Leyen. "Michel Barnier et Ursula von der Leyen ont mené de main de maitre cette mission particulièrement délicate vers une issue favorable. Ils ont œuvré sans relâche pour veiller à l'intérêt commun européen. Et je leur en suis extrêmement reconnaissant", a-t-il déclaré.

"Grâce à cet accord, nous pouvons enfin mettre un terme aux discussions intenses de ces quatre dernières années. Nous pouvons désormais œuvrer à une nouvelle relation solide avec le partenaire historique que reste le Royaume-Uni pour notre pays. Il est temps d'aller de l'avant", a conclu le Premier ministre.

Le ministre-président flamand, Jan Jambon, a lui aussi salué la "fin de l'incertitude", qualifiant de "positif" le fait qu'un accord ait été trouvé.

"Nous allons maintenant bien l'étudier. Merci à Michel Barnier pour son engagement. Fin de l'incertitude en vue, mais l'impact sur la Flandre sera grand", a-t-il indiqué sur Twitter.

Quant à la vice-ministre-présidente du gouvernement flamand et ministre de la Pêche, Hilde Crevits (CD&V), elle a assuré que la Flandre fournirait le soutien nécessaire à ses pêcheurs et à la criée (aux poissons). "Il est positif que nos pêcheurs soient autorisés à continuer à pêcher la sole, la baudroie, les raies et la plie dans les eaux britanniques pendant les 5,5 premières années sous gestion conjointe", a-t-elle ajouté, également sur ce réseau social.