Des errances payées "au prix fort" par des milliers d'indépendants, selon l'organisation patronale. La situation "reste tangente pour les commerces, elle va encore s'aggraver pour les métiers de contact et elle devient désespérante pour l'horeca, l'événementiel, le sport ou la culture, qui n'ont toujours aucune perspective de réouverture", constate l'UCM.

L'organisation de classes moyennes souligne que "la frustration est particulièrement grande dans les salons de coiffure, d'esthétique ou de tatouage, mais aussi dans des activités comme le fitness, les agences de paris, certaines activités sportives..."

"Le rapport 'scientifique' présenté par le gouvernement est peu convaincant. Il admet d'ailleurs une 'absence de preuves' et ne prend pas en compte les conséquences de la fermeture prolongée, en particulier le développement évident d'une activité souterraine, qui échappe à tout contrôle", poursuit l'UCM, qui voit comme "seule bonne nouvelle du jour" l'octroi de huit consultations gratuites chez un psychologue pour les indépendants. "C'est une décision positive, mais de tout dernier recours. Ce qu'attendent aujourd'hui les hommes et les femmes qui ont entrepris, ce n'est pas qu'on soigne leur désespoir, c'est qu'on leur permette d'espérer. Pour cela, les conditions sont connues: une politique sanitaire cohérente, des perspectives de réouverture et des aides à la hauteur des sacrifices demandés", conclut l'UCM.