Le chef de groupe N-VA à la Chambre a qualifié sur la VRT ce discours de "verbiage positif", censé cacher de "nombreuses contradictions" au sein de la nouvelle équipe gouvernementale. Selon lui, cette déclaration n'a pas suscité beaucoup d'enthousiasme. Avec ses 24 sièges, le parti nationaliste flamand devient la première force d'opposition au gouvernement De Croo.

Peter De Roover a salué certains points de l'accord de gouvernement rendu public mercredi, notamment l'ambition de relever de taux d'emploi à 80%. "Mais la question demeure : comment réalisez-vous cela ? Je ne lis que très peu de mesures d'activation dans l'accord."

Selon le chef de groupe N-VA, l'accord contient des mesures "délibérément vagues" et manque de mesures concrètes. Selon lui, l'objectif du nouveau gouvernement est surtout d'"éliminer la N-VA" et de combler le fossé entre la Wallonie et la Flandre. "On peut mettre ça et là un peu de vernis, mais c'est une très fine couche", a-t-il lancé.

A propos de la composition du gouvernement, M. de Roover dit attendre de voir à l'oeuvre les nouveaux venus. A propos du retour aux affaires de Frank Vandenbroucke, il se demande si "malgré ses connaissances techniques incontestables, on ne pourrait pas retirer un vieux cheval de l'écurie."

Enfin, "ce n'est pas la figure de Sammy Mahdi qui pose problème", a-t-il ajouté à propos de la nomination du CD&V comme secrétaire d'Etat à l'Asile et la migration. "Mais le fait qu'il devra mener la politique d'Ecolo-Groen."

Lors de la séance consacrée à la déclaration gouvernementale, la N-VA s'est montrée discrète et n'a pas pris la parole.