21h20 : Le Roi a reçu en audience vendredi en début de soirée au Château de Laeken M. Wouter Beke, président du CD&V, annonce un communiqué du Palais

21h00 : "Nous avons laissé passer une chance de changer la Belgique" (belga)

Les discussions de préformation n'étaient pas loin d'aboutir à un accord qui aurait profondément changé la Belgique, a confié vendredi le préformateur Elio Di Rupo lors d'une conférence de presse qui a suivi son entretien avec le Roi. Le préformateur a insisté sur les efforts qu'il a fournis pour rapprocher les points de vue et a regretté le refus opposé par deux partis à la dernière proposition qu'il a formulée. "Nous avons laissé passer une chance de changer positivement la Belgique", a déploré M. Di Rupo.

Pendant la conférence de presse, le préformateur n'a pas cité les deux partis. "J'ai évité de pointer du doigt qui que ce soit pour ne pas en rajouter", s'est-il justifié. Interrogé par les télévisions, il a toutefois évoqué la N-VA et le CD&V. Pas question en revanche de donner son sentiment: "si je devais dire mon sentiment, ce ne serait pas très sympathique".

Selon M. Di Rupo, les partis francophones n'avaient "historiquement" pas suffisamment entendu la volonté de transformation des électeurs flamands; ils ont toutefois fini par l'entendre et, aujourd'hui, "certains partis flamands" commettent à leur tour une erreur comparable.

Le préformateur a énuméré les progrès qu'il avait engrangés et qui devaient permettre de déplacer le centre de gravité vers les entités fédérées. Il ne s'est néanmoins pas montré rassurant sur leur avenir. D'après lui, il faudra repartir sur une autre base. "Le mieux, c'est de ne pas essayer de rafistoler", a-t-il souligné. Et d'ajouter: "En politique, rien n'est acquis tant que tout n'est pas acquis, donc rien n'est acquis".

M. Di Rupo n'a pas voulu préciser quelle serait la suite des opérations. "Je ne souhaite pas la fin de la Belgique, c'est la raison pour laquelle il faut poursuivre le dialogue", a-t-il simplement dit.

Pour ce qui le concerne, le préformateur redeviendra président du Parti Socialiste dès que le Roi l'aura déchargé de sa mission. Il continuera à se montrer constructif et répondra positivement à toute initiative visant à sortir le pays de la crise. M. Di Rupo a aussi averti qu'il mettra en avant la solidarité entre la Wallonie et Bruxelles. "Je continuerai à me battre pour que la solidarité entre Wallons et Bruxellois soit effective", a-t-il annoncé. Lors de sa conférence de presse précédente, M. Di Rupo avait mis en garde contre le "chaos" en cas d'échec de sa mission.

Vendredi, il a conclu son intervention sur un ton solennel: "J'espère que nous continuerons à vivre ensemble en paix et prospérité".

L'échec dès que l'on aborde le noeud du problème (19h20 Belga)

La préformation a échoué dès que le noeud du problème a été abordé, a constaté vendredi le président de l'Open Vld Alexander De Croo.

"Sans accords préalables clairs et détaillés sur la répartition des moyens entre les différentes entités fédérées, une réforme de l'Etat véritable et cohérente n'est pas réalisable", estime-t-il. "Et ce, d'autant plus au regard des efforts budgétaires énormes que toutes les entités fédérées vont devoir fournir durant les prochaines années", ajoute-t-il. Pour M. De Croo, une réforme de l'Etat doit signifier moins de conflits, des ensembles de compétences homogènes et une gestion plus efficace. "Concrètement, cela veut dire que la Flandre doit recevoir les leviers socio-économiques de manière à pouvoir mener elle-même une politique socio-économique forte pour créer du travail, aider les gens à l'embauche et attirer les investisseurs", conclut le président des libéraux flamands.

19h50

Wouter Beke sera le seul a être reçu par le Roi aujourd'hui. Les consultations reprendront ensuite demain.

Déclaration de Bart De Wever - 19h45

Bart de Wever: "il ne faut pas dramatiser la situation, continuer le travail et voir ce qui est encore possible". "Demain, on verra bien. Des initiatives seront prises."

19h45

Di Rupo regrette l'échec mais reste constructif

Lors de sa conférence de presse, Elio Di Rupo a commencé par dire qu'il avait insisté auprès au Roi pour être réellement déchargé de sa mission de préformation à l'issue de la période de consultations.

Après avoir constaté l'échec de la négociation, M. Di Rupo s'est rendu chez le roi pour lui faire ce qu'il a appelé "un dernier rapport" de sa mission.

"C'est avec tristesse que j'ai constaté que deux partis n'ont pas pu accepter les dernières propositions", a constaté M. Di Rupo pour qui un accord équilibré était pourtant possible.

Le préformateur a énuméré les avancées qu'il avait engrangées et qui devaient permettre de déplacer le centre de gravité vers les entités fédérées. "Malheureusement, sur BHV et Bruxelles, les discussions n'ont pas pu aboutir", a dit M. Di Rupo.

Il a insisté sur le fait qu'un accord devait être évalué dans son ensemble et a ajouté que les francophones s'étaient montrés ouverts et constructifs pour faire évoluer la Belgique, "mais pas à n'importe quel prix".

"Il est temps de repartir sur d'autres bases", a encore dit M. Di Rupo. Quand il sera déchargé définitivement de sa mission, il redeviendra président du PS.

Son parti continuera à se montrer constructif, a-t-il ajouté.

"Je ne souhaite pas la fin de la Belgique", a encore dit M. Di Rupo, qui a plaidé pour le dialogue et pour que "les Wallons et les Bruxellois soient respectés au même titre que les Flamands".

19h30: "Nous avons avancé sur un nombre considérable de domaines. Les montants concernés sont de l'ordre de 15 milliards d'euros. Bruxelles et son hinterland, BHV, la loi de financement, etc... Toutes les conditions étaient réunies."

"Des compromis équilibrés étaient possible mais malheureusement les discussions sur BHV ont abouti à un blocage." s'est désolé Elio Di Rupo.

"J'ai proposé que ce ne soit pas un chèque en blanc pour Bruxelles" a insisté Di Rupo. "Tant pour les Bruxellois que pour les navetteurs. "J'ai du constater que cette nouvelle proposition n'avait pas pu faire évoluer la position de certains partis néerlandophones. Les discussions institutionnelles ne doivent pas nous faire oublier les défis sociaux et les citoyens qui ont des difficultés dans leur vie quotidienne. ils peuvent compter sur mon engagement."

"Beaucoup ont montré qu'ils souhaitaient un accord et nous étions tout près du but. Nous avons laissé passer une chance".

"Un accord de principe sur une révision de la loi de financement avait été conclue."

Dès que le Roi m'aura décharger de ma mission, je reprendrai ma fonction de président du PS. Le parti continuera à être constructif et agira dans l'intérêt de tous les citoyens."

"Je ne souhaite pas la fin de la Belgique. Il faut poursuivre le dialogue et je continuerai à me battre pour que la solidarité entre Wallons et Bruxellois soit effective. Ce n'est que par le dialogue et le respect de toutes les communautés que nous pourront continuer à vivre ensemble".

19h20 : Durant sa conférence de presse, Elio Di Rupo a informé les médias qu'il a insisté auprès au Roi pour être "réellement déchargé de sa mission de préformation à l'issue de la période de consultations".

19h11: Wouter Beke sera la premier président de parti à être reçu par le Roi ce soir même.

19h00: Les grilles du Palais ont été fermées. Malgré tout, certaines personnes pourraient encore être reçues au Palais ce soir. Les consultations des 7 présidents de partis pourraient commencer dès ce soir ou demain. A suivre dès la fin de la conférence de presse de Di Rupo.

Communiqué du Palais - 18h25 :

Le Roi a reçu en audience cet après-midi au Château de Laeken Monsieur Elio DI RUPO, Pré-formateur.

Monsieur DI RUPO a demandé au Roi d’être déchargé de sa mission. Le Roi tient sa décision en suspens pendant la période de ses consultations.

Bart de Wever parle d'échec (la rédaction en ligne avec Belga - 17h49)

«L'échec est la responsabilité de toutes les parties à la table », a déclaré vendredi dans un communiqué Bart De Wever. Il souligne que la proposition finale du preformateur Elio Di Rupo est insuffisante et déséquilibrée «À la lumière de ce qui s'est passé la semaine dernière, nous voyons maintenant que la nouvelle proposition ne répondait pas aux aspirations de la vaste majorité ldes Flamands ", a déclaré De Wever.

C'est un "game over" qui a annoncé l'échec (17h03)- Belga

La dernière tentative du préformateur Elio Di Rupo d'arriver à un accord entre sept partis pour une future réforme de l'Etat a échoué vendredi après-midi après quelques heures de discussions tendues. Après le blocage constaté dans la nuit de samedi à dimanche et le rapport fait par le préformateur au Roi dimanche soir, M. Di Rupo a entamé une série de contacts bilatéraux. Il a rencontré tous les partis concernés et a, une nouvelle fois, vu longuement jeudi le président de la N-VA Bart De Wever.

Jeudi en début de soirée, M. Di Rupo a dit dans des déclarations aux chaînes de télévision qu'il allait essayer à nouveau de formuler une proposition pour trouver un accord. Alors que le ton du préformateur était particulièrement pessimiste, il avait toutefois précisé qu'il gardait l'espoir "jusqu'à la dernière seconde".

Sa dernière proposition n'a pas rallié l'approbation de tous malgré la prise de position, vendredi matin, du ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) qui a invité le président de la N-VA Bart De Wever à "démontrer sa capacité à pouvoir sceller un accord".

M. Peeters mettait ainsi la pression sur les nationalistes flamands. Sa déclaration pouvait signifier que les démocrates-chrétiens n'avaient pas l'intention de continuer à suivre la N-VA jusqu'au bout.

La réunion à 7 avait été convoquée par Elio Di Rupo à 11 heures, vendredi matin, au cabinet du ministre wallon Jean-Claude Marcourt. Elle a commencé avec un peu de retard et s'est terminée sur un constat d'échec. "Game over" ou "over and out" ont été les expressions utilisées par des porte-parole de partis concernés. Le premier message est parvenu à l'agence Belga à 16 heures 10 et le deuxième à 16 heures 12.

Quelques minutes plus tard, le porte-parole d'Elio Di Rupo faisait savoir que le préformateur se rendait chez le Roi et qu'il tiendrait ensuite une conférence de presse.

Echec des négociations pour former un gouvernement (revue de presse française - AFP - 16h50)

Les négociations menées depuis plusieurs semaines pour tenter de former un nouveau gouvernement en Belgique ont échoué, ont indiqué vendredi plusieurs médias belges, en raison d'un désaccord entre partis francophones et néerlandophones.

"Game Over" ("La partie est finie"), a déclaré un négociateur du parti vert Ecolo, l'un des sept partis qui participaient à ces négociations depuis près de trois mois, cité par la télévision publique RTBF.

"Les négociations ont échoué", indique sur son site internet le journal Le Soir, tandis que le quotidien flamand De Standaard affirme que "les négociateurs se sont quittés sans accord" à l'issue d'une réunion de la dernière chance dans la journée.

Les discussions butaient depuis une semaine sur l'avenir institutionnel et financier du pays, et en particulier sur l'ampleur de subventions supplémentaires à verser en faveur de la région de Bruxelles, majoritairement francophone et lourdement déficitaire. Le chef du parti socialiste francophone, Elio Di Rupo, pressenti à l'origine pour devenir Premier ministre, a décidé de se rendre chez le roi où il devrait rendre compte à Albert II de l'échec de sa mission, a indiqué à l'AFP une source proche des négociations.

Son porte-parole n'a pas souhaité faire de commentaire à ce stade. M. Di Rupo a indiqué dans un communiqué qu'il donnerait une conférence de presse plus tard dans la journée, sans confirmer l'échec des négociations.

Il avait prévenu en début de semaine que si un accord n'était pas possible entre formations francophones et néerlandophones, "les partis qui refusent un compromis équilibré vont plonger notre pays dans l'aventure, voire le chaos politique".

Le PP propose la réunion d'une convention nationale (16h37)- Belga

Le Parti populaire a proposé vendredi au cours d'une conférence de presse d'inverser la méthodologie des négociations institutionnelles en déposant, sur la table d'une grande Convention nationale réunissant tous les partis politiques, un "plan B" destiné notamment à "tester la volonté flamande". Pour le président du PP Mischaël Modrikamen, les francophones, trop défensifs, n'ont pas à avoir peur d'un chaos. "Il y a une alternative pour la Wallonie et Bruxelles", commente-t-il.

La priorité du PP reste toujours le "plan A" incluant une circonscription fédérale unique et le dépassement du problème de BHV à travers une "Brussels Metropolitan Region", précise-t-il. Mais "redessiner la Belgique est une tâche qui dépasse Elio Di Rupo et Bart De Wever", ajoute M. Modrikamen, qui préconise la convocation d'une "grande convention nationale".

Cette assemblée réunirait l'ensemble des partis politiques pour discuter des plans A et B, afin notamment de "tester la volonté flamande" d'une éventuelle scission de la Belgique, dans laquelle le nord du pays perdrait Bruxelles, précise-t-il.

Mischaël Modrikamen verrait d'ailleurs bien le roi présider cette convention en y apportant "son poids moral et d'arbitre" de chef de l'Etat. Le PP souhaite également demander à la population son avis sur la "poursuite du pays ou sa séparation", à travers des consultations populaires.

Di Rupo va chez le Roi (16h20)- Belga

Le préformateur Elio Di Rupo se rend chez le Roi après l'échec de la dernière tentative pour trouver un accord entre sept partis pour une future réforme de l'Etat. M. Di Rupo donnera ensuite une conférence de presse, à la salle internationale de la Chambre. L'heure de celle-ci sera communiquée ultérieurement, mais selon le porte-parole du préformateur, elle se tiendra sans doute vers 18 heures 30.

Atmosphère tendue

Selon les informations qui filtrent de la négociation actuellement en cours entre les 7 partis pressentis pour soutenir une réforme de l'Etat et le préformateur Elio Di Rupo, l'atmosphère serait très tendue. Les travaux auraient été suspendus pour permettre aux partis flamands de se concerter. La nouvelle proposition formulée par Elio Di Rupo prévoierait de fixer l'affectation des moyens supplémentaires mis à la disposition de la Région bruxelloise dont le montant resterait de 250 millions d'euros en attendant la révision de la loi de financement et pourrait ensuite passer aux 500 millions demandés par le francophones. La prise de position, vendredi matin, du ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) qui a invité le président de la N-VA Bart De Wever à "démontrer sa capacité à pouvoir sceller un accord" a mis la pression sur les nationalistes flamands. Sa déclaration pourrait signifier que les démocrates-chrétiens n'ont pas l'intention de continuer à suivre la N-VA jusqu'au bout.

La réunion à 7 convoquée par Di Rupo a commencé

Le préformateur Elio Di Rupo a convoqué une réunion plénière des sept partis pressentis pour soutenir une réforme de l'Etat ce vendredi à 11 heures au cabinet de Jean-Claude Marcourt.

Elio Di Rupo a rencontré tous les partis concernés et a, une nouvelle fois, vu longuement jeudi le président de la N-VA Bart De Wever.

En début de soirée, M. Di Rupo a dit dans des déclarations aux chaînes de télévision qu'il allait essayer à nouveau de formuler une proposition pour trouver un accord. Alors que le ton du préformateur était particulièrement pessimiste il a toutefois précisé qu'il gardait l'espoir "jusqu'à la dernière seconde".

La proposition de Di Rupo

Selon nos infos, le président du parti socialiste à notamment proposé de réduire à 250 millions d’euros annuels le refinancement de Bruxelles. Un montant auquel s’ajouteraient 50 millions d’euros supplémentaires liés à la Loi de financement et destinés à des politiques déterminées à mener dans la capitale.