Le choix s'est posé sur une équipe multidisciplinaire comprenant cinq historiens, des experts en (re)conciliation ainsi que des représentants de la diaspora congolaise. "Tous sont au sommet et ont mérité leurs galons", a commenté M. De Vriendt.

Il s'agit du Dr Zana Mathieu Etambala (Musée d'Afrique et KULeuven), historien spécialisé dans l'histoire coloniale, du Dr Gillian Mathys (UGent), historienne et chercheuse, du Pr Elikia M'Bokolo (EHESS, Université Kinshasa), spécialiste de l'histoire contemporaine et de l'histoire de la diaspora africaine, d'Anne Wetsi Mpoma, historienne de l'art et membre de l'association Bamko, de Mgr Jean-Louis Nahimana, ancien président de la commission Vérité et Réconciliation (CVR) burundaise.

On y retrouve aussi le Dr Pierre-Luc Plasman (UCL), historien et chercheur auprès de l'Institut Sciences-Politiques Louvain-Europe, le Pr Valérie Rosoux (Institut Egmont et UCL), docteur en philosophie et relations internationales et spécialiste des processus de réconciliation, Martien Schotsmans, juriste avec une vaste expérience internationale dans les commission de réconciliation, ainsi que Laure Uwase, de nationalité rwandaise et avocate au barreau de Bruxelles et spécialiste de la région des Grands Lacs, et enfin, le Pr Sarah Van Beurden (Ohio State University), historienne spécialiste de l'Afrique et de la culture coloniale.

Un premier rapport intermédiaire de ces experts est attendu d'ici octobre. Celui-ci fera le point sur l'état des lieux de la recherche historique sur le passé colonial de la Belgique.

Les commissaires procèderont ensuite à une série d'auditions et autres travaux avant de rédiger leur rapport final reprenant leurs conclusions ainsi que des recommandations. Le délai programmé est d'un an, mais prolongeable au besoin.

En vue de la réalisation de leur premier rapport intermédiaire, les experts ont été invités à prendre contact avec plusieurs personnalités de la diaspora congolaise. Il s'agit ici notamment de Geneviève Kaninda (Collectif Mémoire Coloniale), de Suzanne Monkasa (présidente de la Plateforme des Femmes de la Diaspora congolaise de Belgique), de Tracy Tansia (Black Speaks Back), et d'un représentant de Ibuka, une asbl qui regroupant des rescapés du génocide contre les Tutsi au Rwanda en 1994.