Il était 14h30 précises lorsque Sophie Wilmès a prononcé ces quatre premiers mots : "Goeiemorgen allemaal, Mesdames et Messieurs!". Cela faisait deux bonnes minutes que la Première ministre et les ministres-présidents des entités fédérées attendaient sagement que ne sonne l'heure de la conférence de presse visant à annoncer les nouvelles mesures de déconfinement. 

Le sourire aux lèvres, la Première ministre a immédiatement indiqué qu'elle avait bien attendu "le top départ". Et d'ajouter : "Je vous rassure, il n'y aura pas de powerpoint aujourd'hui". Par ces propos goguenards, Sophie Wilmès répondait, sous le ton de la boutade, aux critiques émises sur l'heure tardive de la conférence de presse du 24 avril et sur la manière dont elle avait été présentée.

"Nous avons décidé de commencer le Conseil national de Sécurité plus tôt qu'à l'accoutumée", a renchéri la libérale. "Nous espérions pouvoir ainsi tenir cette conférence de presse à une heure plus raisonnable que la dernière fois. L'ampleur de la crise est sans aucune mesure, la portée de nos décisions l'est tout autant. En tant que décideurs politiques, nous avons besoin de temps et de recul pour prendre les mesures qui s'imposent. Je sais que cela ne colle ni avec le sentiment d'urgence, ni avec l'immédiateté de notre monde ou celui encore des réseaux sociaux. Et pourtant, le temps nécessaire à la décision, nous devons le prendre. Et aussi communiquer dès que la décision est prise. Trop de fuites malencontreuses ont créé de la confusion, parfois même, malheureusement, de faux espoirs pour nos citoyens. C’est la raison pour laquelle nous ne pouvons pas nous enfermer dans un calendrier médiatique."

Après ces explications, la Première ministre a battu sa coulpe. "Ceci étant dit, la patience des citoyens n'aurait pas dû être mise à l'épreuve comme ça a été le cas lors de notre dernier Conseil national de Sécurité. On le regrette tous et nous en tirons donc les leçons."

Après ce passage introductif, Sophie Wilmès a détaillé les nouvelles mesures de déconfinement.