Politique belge

Le PS s'est dit "très déçu", dimanche soir, de l'attitude du PTB "qui refuse de prendre ses responsabilités" alors que le parti d'extrême gauche à une nouvelle fois rejeté l'invitation des socialistes à une 3e rencontre dans le cadre de la formation du prochain gouvernement wallon. Selon le porte-parole du PS, Elio Di Rupo a personnellement invité, par sms, Peter Mertens - le président du PTB - à une rencontre ce mardi à Namur, en lui laissant le libre choix de l'heure. Le PTB n'y a pas répondu.

"Les arguments du PTB, notamment en ce qui concerne la N-VA au Fédéral, ne tiennent pas la route. Quant à l'absence de contacts informels qu'il nous reproche, c'est la même chose pour tous les partis avec lesquels nous discutons. En réalité, ce ne sont que des prétextes pour ne pas répondre aux attentes du peuple de gauche", a de son côté réagi le PS en "prenant acte du refus du PTB d'assumer ses responsabilités".

Malgré ce nouveau coup d'épée dans l'eau avec l'extrême gauche, les négociateurs du PS, qui a pris la main en Wallonie après le scrutin du 26 mai, poursuivront leur travail la semaine prochaine. Mercredi, ils s'entretiendront ainsi avec les responsables d'Ecolo "avec qui il y a des convergences". Aucune rencontre n'est par contre prévue, "à ce stade", avec le MR.

Pourtant, après la décision du cdH de siéger dans l'opposition et face au refus du PTB de négocier, seules 2 coalitions restent mathématiquement possibles en Wallonie: une bipartite PS-MR ou un arc en ciel PS-MR-Ecolo. La possibilité d'un gouvernement minoritaire soutenu de l'extérieur par le PTB a également été défendue par Paul Magnette mais cette piste semble avoir du plomb dans l'aile.