M. Francken avait publié la semaine dernière, après une réunion de cette commission siégeant à huis clos, un tweet affirmant que la Belgique ne participerait pas en 2021 à l'opération militaire anti-djihadiste française Barkhane, en citant Mme Dedonder (PS).

La révélation de telles informations confidentielles est passible de sanctions.

Mme Dedonder a envoyé mardi soir une lettre au secrétariat de cette commission présidée par Annick Ponthier (Vlaams Belang), pour demander l'application du règlement, a indiqué son cabinet, confirmant des informations publiées par les journaux 'Le Soir' et 'De Morgen'.

Si elles sont appliquées, les sanctions peuvent aller jusqu'à une exclusion jusqu'à la fin de la législature de M. Francken des organes de la Chambre soumis à l'obligation de secret, un non-remplacement au sein de la commission de suivi des missions et une perte durant trois mois de 20% de son indemnité parlementaire.

Selon le cabinet de la ministre, le tweet de M. Francken pourrait avoir des répercussions diplomatiques, car les Français n'étaient pas encore au courant de cette décision. "Il s'agit également du principe: il n'est pas dans l'intention que chaque membre du parlement évalue par lui-même ce qui peut être partagé et ce qui ne le peut pas. Les règles sont là pour éviter toutes les conséquences possibles, pas seulement pour protéger la vie des militaires", a indiqué un porte-parole de Mme Dedonder, Cedric Maes.

Une position contestée par M. Franken. "La genèse de cette règle est que nous devons protéger les troupes à l'étranger. Je la soutiens absolument et je ne partagerai jamais de telles informations. Mais si la ministre évoque une intention politique, cela n'a rien à voir avec le devoir de confidentialité. Je n'ai partagé aucun secret militaire", a-t-il affirmé à Belga.