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Politique belge

Démission de Vande Lanotte acceptée: "Aucune perspective réelle de progrès"

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Après avoir présenté son sixième rapport au Roi, le conciliateur Johan Vande Lanotte a expliqué mercredi avoir remis sa démission après avoir constaté qu'il n'y avait "aucune perspective réelle de progrès" dans les discussions institutionnelles en vue de la formation du gouvernement. "Il n'a pas été possible de ramener les 7 partis autour de la table des négociations", a précisé M. Vande Lanotte sans faire porter explicitement la responsabilité de l'échec à l'un des protagonistes.

L'ex-conciliateur a ajouté qu'il avait la "ferme conviction" que la date du 5 janvier 2011 (ndlr: celle de son premier constat d'échec dans la tentative de rapprochement des points de vue entre les sept partis) était devenue une "date-charnière" dans l'histoire du pays. "Quelle que soit l'ampleur des travaux préparatoires et bilatéraux, il n'est pas possible de conclure un accord sans se réunir autour de la table des négociations", a-t-il fait observer. Et "tout accord exige des parties en présence qu'elles prennent des décisions difficiles" mais pour cela, "il ne faut pas uniquement défendre ses propres propositions".

Mardi et mercredi, lors de rencontres séparées, par groupes linguistiques, il a surtout été question de l'opportunité d'avoir une défédéralisation poussée de la politique des soins de santé. Les partis francophones ont une nouvelle fois défendu la nécessité de maintenir une sécurité sociale fédérale. Lors de la rencontre entre partis flamands, le CD&V, partisan d'une plus grande responsabilisation des soins de santé au niveau des Communautés (au risque, selon les francophones, de remettre en cause la Région bruxelloise), est venu mercredi avec une série de propositions qui n'ont pas permis d'alimenter la discussion.

La N-VA a également fait quelques propositions mais elles ont été jugées radicales par d'autres formations. Johan Vande Lanotte a lui-même fait des suggestions. En vain. Il est rapidement apparu que la situation était définitivement bloquée.

Johan Vande Lanotte a précisé qu'il respecterait durant encore un certain temps le devoir de discrétion qu'il s'était imposé dans le cadre de sa mission. Il a fait observer que "la multiplicité des canaux de communication et leur rapidité n'ont pas facilité le processus de décision politique". Evoquant un dicton, il a conclu son intervention en soulignant "qu'il est bon de parler et meilleur de se taire".

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