Alors que la campagne pour la présidence du MR a été mouvementée, l'élection de Georges-Louis Bouchez à la tête du parti libéral ne semble pas avoir mis un terme aux tensions. Au contraire, Denis Ducarme qui affrontait le Montois au second tour ne se montre pas prêt à déposer les armes.

Ce dernier s'est fendu d'un tweet ce samedi 30 novembre dans lequel il fait connaître son mécontentement quant aux premières décisions du nouveau leader de son parti. Le ministre des Indépendants et de l'Intégration sociale a ainsi regretté le choix de Philippe Goffin pour remplacer Didier Reynders aux Affaires étrangères et l'attribution à Sophie Wilmès (l'actuelle Première ministre) des compétences liées aux Institutions culturelles fédérales. "Je réitère mon message quant à ma disponibilité pour permettre le rassemblement de notre Mouvement et que les près de 40% qui ont soutenu mon projet soient respectés, a écrit Denis Ducarme. Le remaniement ne s’inscrit pas en ce sens. Des actes doivent être posés. Le MR n'a pas le choix".


Denis Ducarme avait toutefois félicité son adversaire ce vendredi pour son élection à la tête du parti libéral. Mais l'accalmie n'aura été que de très courte durée entre les deux hommes qui n'avaient pas hésité à afficher au grand jour leurs différends lors de leur rencontre sur les ondes de la Première ou encore lors d'un débat dans nos locaux.

Georges-Louis Bouchez lui répond

"Je peux comprendre que parfois on n'est pas toujours ravi par un choix, mais Philippe Goffin était aussi candidat contre moi lors de ces élections, je pense donc que c'est aussi un geste de rassemblement, au-delà des seules compétences", a réagi le nouveau président du MR sur la RTBF. "Pour le reste, qu'on me laisse un peu de temps. J'ai été élu hier en fin de soirée. On est samedi. Je peux espérer avoir encore quelques heures pour redéployer le parti", a ajouté Georges-Louis Bouchez. "Et oui je respecte bien évidemment les 38% de Denis Ducarme, mais il y a aussi une élection qui par ailleurs m'en a donné 62. Je pense que chacun doit maintenir les équilibres, rester dans le rassemblement qui doit être de tous les côtés."

Le Montois précise qu'il a rendez-vous dès dimanche avec Denis Ducarme.