Au MR, le casting ministériel définitif tombé dans la nuit suscite une grande question : qui va succéder à Charles Michel à la présidence du MR ? On le sait, le patron des libéraux francophones va prendre les fonctions de président du Conseil européen le 1er décembre prochain et il faudra le remplacer à la tête du MR. 

Les réformateurs avaient convenu d'organiser des élections internes dans ce but après la mise en place des gouvernements dans les entités fédérées. On y est ! Les candidatures pour la présidence du parti seront bientôt ouvertes. 

Alors, qui va se lancer ? Parmi les pistes, l'une est quasiment certaine : Denis Ducarme, ministre fédéral des PME, des Classes moyennes et des Indépendants, avait déclaré dans La Libre qu'il se porterait candidat si Willy Borsus ne souhaitait pas devenir président du parti. 

Or, ce dernier vient d'être désigné ministre wallon de l'Economie et vice-président du gouvernement régional (il était auparavant ministre-Président wallon). Willy Borsus a fait savoir en interne qu'il ne voulait pas succéder à Charles Michel à la tête de la formation libérale. 

La voie est donc libre pour Denis Ducarme.

"Des appels très positifs au sein du parti"

Contacté ce matin, il confirme ses intentions : " Je me réjouis des compétences obtenues par le MR à la Région wallonne et à la Fédération. Elles sont majeures. Willy Borsus, avec l'Economie, a obtenu un portefeuille stratégique. J'avais en effet déclaré que je me porterais candidat si Willy ne souhaitait pas prendre la présidence. Depuis plusieurs heures, je reçois des appels très positifs à ce sujet au sein du parti. La voie est ouverte pour un débat interne. Les signaux sont au vert. Toutefois, je souhaite travailler dans l'écoute et dans la concertation afin que la transition au MR se déroule dans le dialogue. Je vais prendre une série de contacts durant ce week-end à ce sujet.

Denis Ducarme aura-t-il des concurrents ? Deux autres noms circulent : Georges-Louis Bouchez et Sophie Wilmès. Le jeune montois, qui n'a pas obtenu de portefeuille ministériel, sera sans doute tenté de se lancer dans la course à la présidence. Quant à Sophie Wilmès, elle a un bon profil mais il semble que Charles Michel souhaite la voir monter en puissance au sein du gouvernement fédéral afin d'assurer la relève lorsque lui et Didier Reynders seront partis.