En charge des Indépendants sous l'ancien gouvernement, Denis Ducarme s'est montré tout au long de la crise sanitaire à l'écoute du secteur Horeca, à qui il manque déjà à en lire les nombreux témoignages qui lui sont adressés, notamment sur les réseaux sociaux. Mais le casting du MR a voulu qu'il soit remplacé par David Clarinval à ce poste. Pas de quoi faire taire Denis Ducarme pour autant. Après avoir tweeté vendredi soir qu'il découvrait comme tout le monde les nouvelles mesures surprenantes du gouvernement via les médias, Denis Ducarme fait part cette fois de son désarroi auprès de nos confrères de la DH. La fermeture généralisée de l'Horeca pour un mois, l'ancien ministre la juge totalement "disproportionnée".  

"J'étais vraiment furieux ce vendredi soir quand j'ai appris cela. Avec le gouvernement Wilmès, nous avons travaillé de longues semaines en partenariat avec l'Horeca afin que le secteur puisse prendre toutes les mesures nécessaires pour accueillir les clients en respectant les mesures sanitaires, tout en protégeant la santé des employés. L'Horeca a énormément investi dans du matériel, etc pour que tout se fasse correctement et là, je constate que des mois de travail sont subitement balayés ! C'est très étonnant", s'exclame Denis Ducarme. 

Étonnant au regard de ce qui se fait en France, où l'Horeca peut se maintenir en journée mais surprenant aussi dans la généralité de la mesure, estime la voix forte du MR. "Qu'on ferme tous les restaurants et les bars du pays, je ne comprends pas. La situation d'un bar dans une grande ville ne peut pas être comparée de la sorte à un petit resto d'un village peu fréquenté. C'est une mesure aveugle", poursuit Denis Ducarme. 

Lui qui a été durant plusieurs mois investi dans les décisions prises par le Conseil national de sécurité ne comprend donc pas. "La Celeval, le groupe des experts donc, avait même proposé dernièrement qu'on songe à retirer le masque dans les restos et là, tout à coup, on nous présente l'Horeca comme principal responsable des contaminations alors que je n'ai jamais vu circuler le moindre rapport indiquant que les contaminations se font principalement dans le secteur. C'est une décision dure à comprendre, surtout quand on a été durant des mois autour de la table", termine l'ancien ministre avant d'ajouter qu'il a vraiment "mal" pour le secteur.