M. Lachaert, qui s'exprimait au micro de la VRT-radio, répondait ainsi à son homologue de la N-VA, Bart De Wever, qui a fait samedi de la question de l'avortement un point de rupture dans le processus de formation d'un gouvernement fédéral.

"Cela (l'IVG) n'a rien à voir avec le gouvernement de relance socio-économique dont notre pays a tant besoin", a souligné le président des libéraux flamands.

La Chambre pourrait être appelée à se prononcer jeudi sur la proposition de loi co-signée par les socialistes, les libéraux, les écologistes, DéFI et le PTB. Le texte prévoit ainsi que le délai dans lequel une interruption volontaire de grossesse peut être réalisée passe de 12 à 18 semaines de grossesse, le délai de réflexion est réduit à 48 heures et l'IVG est totalement dépénalisée, sous réserve d'une qualification de coups et blessures si les conditions ne sont pas respectées.

Mais le CD&V, la N-VA et le Vlaams Belang sont farouchement opposés à cette proposition de loi.

M. De Wever en a même fait un point de rupture dans les négociations en cours en vue de la formation d'une coalition dite "Arizona" au fédéral et rassemblant le MR, l'Open Vld, le CD&V - qui siègent dans l'actuel gouvernement minoritaire - ainsi que la N-VA, le sp.a et le cdH.