Un problème technique a empêché l'ouverture dans les temps de 47 bureaux de vote à Bruxelles. En Wallonie, l'appel aux urnes a également connu son lot de couacs en tous genres.

Ce dimanche 14 octobre, les Belges étaient appelés aux urnes. Dès 8h, les électeurs ont eu l'occasion d'exercer leur devoir de citoyen. En théorie... Dans les faits, 47 bureaux de vote ont retardé leur ouverture en Région bruxelloise, et bien d'autres en Wallonie. À 10h00, trente bureaux n'avaient toujours pas ouvert leurs portes à Bruxelles. A 11h30, cinq bureaux de vote étaient toujours fermés à Auderghem et à Uccle. Finalement, vers midi 30, tous les bureaux étaient ouverts. L'agacement des électeurs s'est fait globalement ressentir.


À Etterbeek, notamment, une électrice assignée au bureau 17, situé dans l'école communale Les Carrefours, raconte avoir été confrontée à ce souci technique. Les électeurs qui s'y étaient rendus de bon matin ont été invités à rebrousser chemin et à revenir aux alentours de 10h. En effet, il n'était pas possible de voter manuellement dans ce bureau. " Des techniciens sont actuellement en train de tenter de résoudre le souci ", nous informait une électrice.

Un problème de clés USB

Le souci technique est dû à une problème de désynchronisation de certaines clés USB, explique Hélène Herman, porte-parole de Bruxelles Pouvoirs locaux.

Les communes les plus touchées étaient celles de Forest et de Uccle, avec respectivement 12 et 13 bureaux de vote bloqués. Suivaient Schaerbeek (6), Auderghem (5) et Evere (5) ainsi qu'un ou deux bureaux dans d'autres communes encore. Tous accumulaient dès lors d'importants retards.

En Wallonie également

En Wallonie, il était question de retards, mais aussi d'évacuation de bureaux de vote. En effet, deux bureaux de vote ont été évacués au sein de l'Athénée de Saint-Georges-sur-Meuse dimanche matin après un début d'incendie, a fait savoir Nicolas Yernaux, porte-parole du Service Public de Wallonie (SPW). Les urnes ont été prises en charge par des policiers et entreposées dans leurs combis.

L'incendie, qui est survenu dans un local distinct des bureaux de vote, est survenu peu avant 11h00 en raison d'une surcharge au niveau du tableau électrique. Les lieux ont été évacués durant une demi-heure.

© Belga

À Tubize, le bulletin provincial a par erreur été ouvert aux non-Belges.

A Grâce-Hollogne, il était simplement question de retard, en raison d'un papier manquant. À 8h30, le bureau de vote n'était toujours pas ouvert. Le bureau 59 de Gosselies (Charleroi) a ouvert ses portes quant à lui avec une demi-heure de retard selon une journaliste de RTL. A Nivelles, seulement deux bureaux auraient ouvert leurs portes sur les 6 prévus initialement... Les électeurs de ces différentes communes ont manifesté leur mécontentement ce matin aux premières heures.

A Hotton, plus d'une heure de retard dans certains bureaux

Des bureaux de vote ont enregistré d'importants retards ce dimanche à Hotton. Certains électeurs ont dû patienter plus d'une heure pour pouvoir accéder aux isoloirs. Résultats: les trois bureaux du centre-ville ont clos les votes après 14h15. Des files de plus d'une heure se sont formées à l'entrée des bureaux de vote aménagés dans l'école communale de Hotton. "Scandaleux", a tonné le chef de file de l'opposition socialiste Philippe Courard, candidat-bourgmestre. Il déplore la "confusion la plus totale" au niveau de l'organisation des locaux.

"Il a fallu sortir avec des chaises pour les personnes qui ne pouvaient pas rester debout. Je connais des personnes qui se sont découragées en chemin. Certains ont même déchiré leur bulletin de vote dans la file. C'est dramatique dans la mesure où cela fausse les élections. Un processus démocratique doit être un événement et pas un mauvais souvenir."

Certains évoquent un effet entonnoir dû à la présence d'une seule entrée pour les trois bureaux de vote. "De nouvelles équipes organisaient les élections cette année-ci", souligne le bourgmestre sortant Jacques Chaplier. "Je ne reproche rien à personne, il faut leur laisser le temps d'apprendre. La seule erreur qui peut avoir été commise, c'est de n'avoir prévu qu'une seule entrée pour les trois bureaux."

A Namur, des citoyens se sont retrouvés contre leur gré sur la liste PP

Ce samedi, une électrice namuroise a déposé plainte pour avoir été inscrite à son insu sur la liste du Parti Populaire. C'est ce que nous apprend ce dimanche la RTBF. Dans un post Facebook, cette personne appelle du coup à ne pas voter pour elle, indiquant que ses "données ont été utilisés de manière frauduleuse". Et de préciser qu'elle n'a aucun lien avec le PP.

La RTBF ajoute que plusieurs personnes auraient subi le même sort dans la capitale de la Région wallonne. Ce faisant, le scrutin pourrait être invalidé, mais les autorités devront trancher.

Retards programmés à Anvers

À Anvers, le dernier bureau électoral ne fermera que vers 16h30, en raison de longues files d'attente, indique le secrétaire du siège, Mark Jespers. Des recomptages au sein de de cinq bureaux de vote sont également nécessaires en raison de problèmes techniques liés aux clés USB ainsi qu'aux ordinateurs destinés aux votes.

Namur: un électeur aurait voté deux fois, le scrutin reste valide

Un électeur namurois a réussi à voter deux fois car il avait reçu deux convocations, a-t-il expliqué dimanche à L'Avenir. "Il ne faudra pas revoter, cela n'invalide pas le scrutin", a indiqué un porte-parole du SPW à Belga. De nombreux Namurois n'avaient pas reçu de convocation pour le scrutin du 14 octobre. Certains habitants de la ville en avaient reçu deux tandis que d'autres n'en avaient pas eu. Pour pallier cette erreur, la Ville de Namur avait exigé du prestataire chargé de l'opération qu'il réimprime et renvoie à ses frais l'ensemble des 83.000 convocations.

Plusieurs communes flamandes incapables de télécharger les résultats

A 19h, les présidents des bureaux de vote de plusieurs villes et communes flamandes n'arrivent pas à transmettre les résultats à l'Agentschap Binnenlands Bestuur, l'agence flamande en charge notamment des pouvoirs locaux à cause de problèmes techniques dans le chargement des clés USB. Pour pouvoir communiquer les résultats du scrutin de ce dimanche, le président du bureau électoral principal dans chaque ville ou commune doit télécharger les résultats enregistrés sur des clés USB sur un site web. Un retard de plus d'une demi-heure est cependant constaté, toutes les communes essayant de le faire simultanément. "Nous n'avons rien pu faire depuis plus d'une demi-heure", a indiqué la présidente du bureau de vote principal à Malines, Astrid Volckaerts. "Il revient à l'Agentschap Binnenlands Bestuur de régler le problème."