Les Verts francophones refusent que ce texte soit au centre d'un "marchandage politique" qui s'apparente à leurs yeux à une "instrumentalisation du droit des femmes". "Depuis le début dans ce dossier, nous avons oeuvré au niveau parlementaire pour un débat le plus serein possible, en argumentant sur le fond, en nous mettant à l'écoute des praticiens de terrain et des experts. Une large majorité démocratique est prête à voter ce texte qui constituerait un progrès essentiel en matière de droit des femmes. Le Conseil d'État a, une nouvelle fois rendu un avis. Il est temps de laisser le Parlement s'exprimer", a souligné lundi la députée Sarah Schlitz.

Le CD&V et, depuis ce week-end, la N-VA font de ce dossier une affaire de gouvernement. Les nationalistes menacent de rompre les discussions gouvernementales en cours avec les libéraux si la proposition était votée.

"Il ne fait pour nous aucun doute que ce texte doit pouvoir être soumis au vote jeudi. Nous refusons également que ce vote continue d'être instrumentalisé par des partis conservateurs qui bafouent les droits des femmes au profit d'un marchandage politique dans le cadre des actuelles tentatives pour former un gouvernement. Notre démocratie, et surtout les femmes, encore trop souvent victimes d'inégalités et de discriminations, qui ont également été les plus touchées par le crise du Coronavirus méritent mieux que ce qu'il se passe maintenant depuis de trop nombreuses semaines", a souligné la députée.